Informations
    Actualités & évènements
      Loading...

      Comment développer une start-up au galop

      08.12.15

      Equisense-Balios-Epitech-1.jpg

      Equisense, jeune start-up spécialisée dans l’équitation, a réussi après des mois d’efforts à mettre au point Balios, le premier capteur connecté pour mesurer et analyser le comportement des chevaux à l’entrainement. Une campagne Kickstarter a été lancée le 6 novembre, son succès est étonnant : 80 000 € ont été réunis en seulement 48 heures… Cette campagne s’est achevée hier et le projet Balios a recueilli rien moins que 171 110 €. Une très belle réussite, suivie de plus que près par Axel Delafosse (Epitech promo 2018), Benoit Guina (promo 2016) et Olivier Rémi (promo 2019) puisqu’ils font partie de l’équipe. On en parle avec eux.

      Hippique data

      Comme le dit Emeric George, membre de l’équipe de France de jumping dans une vidéo pro domo : « Balios me permet de revivre tout mon parcours, toutes les données, le tracé, l’amplitude du galop et des sauts, la vitesse, la trajectoire, l’amplitude, vraiment toutes les données pour étudier mon parcours ».

      Santé et performance

      Précisé par Axel, « on utilise Balios pendant les entraînements, quand on monte le cheval. On met le capteur sous la sangle, celui-ci récupère toutes les données que le cheval produit, cela peut-être aussi bien la taille des foulées, l’allure etc. Si le cheval a une dissymétrie, s’il boîte, on informe le cavalier. Le cavalier progresse tout en faisant encore plus attention au cheval qu’il monte. Les données sont envoyées sur le smartphone du cavalier ».

      Les origines d’Equisense

      « Equisense, explique Axel toujours, a été incubée au centre d’innovation de l’Université Technologique de Compiègne (UTC), d’où sont issus Benoit Blancher, co-fondateur et CEO et Camille Saute, co-fondatrice d’Equisense et directrice scientifique qui s’occupe de toute la partie technique du capteur, tous les algorithmes etc. Idriss Boumaza, notre CTO, est le troisième co-fondateur. ».

      Comment trouver un projet qui nous engage

      Benoit nous raconte son expérience : « Je suis arrivé chez Equisense parce que je recherchais un CDI pour valider ma dernière année à Epitech. Je souhaitais me former sur Android et j’ai rencontré Idriss à Euratechnologies, à Lille fin juillet 2015. Nous continuons à poursuivre le développement de l’appli Android, on contribue à la réflexion autour des cas d’usages et des améliorations à apporter, qu’elles concernent les fonctionnalités ou l’ergonomie afin de travailler et de tester rapidement ».

      Le pied à l’étrier

      Travailler sur l’environnement Android est aussi une des tâches d’Olivier : « je participe au développement de l’appli Android en natif, après une courte période passée sur Cordova. Je me penche aussi sur deux petits outils de tests utiles au développement et au bon fonctionnement de l’application. Mais globalement j’ai fait un peu tous les supports en lien avec le capteur ! ».

      De l’intérêt de travailler dans une start-up

      « Étant donné que nous avons logiquement peu d’expérience en première année, il est parfois compliqué de trouver un stage qui répond à nos espérances. Faire mon stage au sein d’Esquisense est une chance pour moi. Travailler au sein d’une start-up comme celle-ci m’apprend le développement d’un produit au sein d’une entreprise, de sa conception à sa production, en passant par tout le côté communication, marketing… ».

      Equisense-Balios-Epitech.jpg

      Son dada

      Marketing et business development sont les 2 mamelles de la passion entrepreneuriale qui habite Axel : « je suis entré en contact avec Equisense quand je commençais ma piscine de deuxième année. En remarquant sur mon LinkedIn mon galop 7 de dressage, Benoit Blancher m’a dit que mon profil l’intéressait beaucoup, par le fait d’être développeur avec une vraie culture de l’équitation… On s’est vu, il m’a montré le prototype, je suis tombé amoureux du projet sur le coup, je le trouve vraiment top ».

      Growth Hacking

      « Au début de mon stage, souligne Axel toujours, j’ai “signé” pour être développeur mobile mais l’équipe ne s’était à cette époque pas penchée sur la question d’une campagne Kickstarter. Quand je suis arrivé, j’ai d’abord conseillé d’avoir un site web, pour se constituer une base d’e-mails utilisateurs ».

      Kickstarter’s how-to

      « Surtout que quand on démarre une campagne Kickstarter, il faut absolument atteindre un certain seuil pour que les gens fassent confiance au projet et se mettent à donner et du coup, être promu dans la page des « plus populaires » sur la plateforme. Le but c’était de faire dès premier jour un buzz énorme et finalement ça a super bien marché. Je le rappelle : 80 000 € en 48 h, 50 000 en 5 heures seulement… ».

      La traction

      « Comme j’ai créé ma boîte à côté, j’avais déjà quelques connaissances sur la manière de rassembler une communauté d’utilisateurs. Quand je suis arrivé, j’ai évidemment partagé cette expérience : transformer ses “early adopters” en prescripteurs notamment et pour ce faire, trouver un process pour les faire partager un maximum et les engager ».

      Ils cravachent

      « Par ailleurs, on a pu bénéficier d’autres investissements, en particulier de la part de la Bpi, qui nous ont permis d’investir dans les relations presse, notamment aux Etats-Unis, en Allemagne, en Angleterre, en France, c’est un vrai plus ». Equisense ou l’histoire d’un développement de produit au galop.