Interview d’étudiant : Expérience internationale au Chili

Étudiant de 4e année à Epitech Paris, Esteban Marques a choisi de vivre son année à l’international à l’université Finis Terrae, à Santiago du Chili. Il nous partage le récit d’une expérience internationale entre découverte culturelle, voyages et dépassement de soi.

A PROPOS D’ESTEBAN

Si vous deviez vous décrire en 3 mots, lesquels choisiriez-vous ?
Si je devais me décrire en trois mots, je dirais : voyage, sport et sociable. Ce sont les trois choses qui me définissent le mieux.

D’où venez-vous ? Comment votre passion pour l’informatique a-t-elle commencé ?
Mon premier pas dans le monde de l’informatique remonte au collège, lorsque j’ai découvert Scratch. J’ai passé énormément de temps à créer des jeux, des animations… et j’ai tout de suite accroché. Ensuite, au lycée, un professeur d’informatique a remarqué mon intérêt et m’a encouragé à explorer de nouveaux langages et technologies. J’ai tellement aimé ça que j’ai décidé d’en faire mes études.

Qu’est-ce qui vous passionne le plus dans ce domaine et dans quelle spécialisation souhaitez-vous vous orienter ?
J’ai eu l’opportunité de découvrir plusieurs secteurs grâce à mes stages et projets scolaires, mais celui que j’ai le plus apprécié est le développement logiciel. C’est donc probablement vers cette spécialisation que je souhaite m’orienter.

Quel est votre métier de rêve ?
Honnêtement, je n’ai pas encore de métier précis en tête. La seule chose dont je suis sûr, c’est que cette expérience à l’étranger a complètement changé ma vision du travail. Aujourd’hui, je veux une carrière qui me permette de travailler à l’international et de continuer à voyager.

POURQUOI CE CHOIX ?

Depuis que je savais qu’Epitech demandait une année à l’étranger, je voulais partir loin de l’Europe pour découvrir une culture totalement différente et voyager. L’Amérique latine s’est imposée comme une évidence car j’ai toujours été attiré par cette culture (les villes colorées, la musique, la nourriture, les gens, les fêtes…). Le plus difficile n’était pas de choisir la région, mais le pays.

J’ai finalement choisi Santiago, car le Chili est incroyablement diversifié et l’ambiance est incroyable (“puro bacán weón”). On trouve le désert d’Atacama au nord, le plus aride au monde, puis la Patagonie au sud avec ses glaciers et paysages impressionnants, sans oublier Rapa Nui (l’île de Pâques).

Santiago est aussi une ville très moderne et idéalement située : on peut faire du trekking dans un parc national depuis le centre-ville, aller à la plage en une heure, ou skier dans la Cordillère. Tout est accessible facilement, c’est ce qui m’a beaucoup plu.

Enfin, je voulais vraiment améliorer mon espagnol, et Finis Terrae était l’une des rares universités où tous les cours sont en espagnol.

PREMIERES IMPRESSIONS ET ARRIVEE

Comment vous êtes-vous senti à votre arrivée ?
Je suis arrivé seul, c’était la première fois que je voyageais aussi loin seul. Au début, je me sentais un peu perdu, mais ça n’a pas duré longtemps, juste le temps de rencontrer de nouvelles personnes.

Le plus gros choc a été l’espagnol chilien. Je savais qu’il serait différent grâce aux memes sur les réseaux, mais je ne pensais pas que ce serait à ce point difficile. Je me demandais même si c’était vraiment de l’espagnol, car ils ne prononcent pas toutes les syllabes et utilisent énormément d’argot.

Lors de mes premiers cours, le premier mot chilien que j’ai appris était “cachai” (tu comprends), parce que je ne comprenais absolument rien (“cachaba nada po”)…

Quelles ont été vos premières découvertes culturelles ou culinaires ?
En découvrant la nourriture locale, j’ai vite compris qu’on n’était pas dans la gastronomie “raffinée”… Mes premières découvertes ont été les empanadas, les chorrillanas et les completos. Et honnêtement, c’est excellent.

La cuisine tourne beaucoup autour des saucisses, des frites, de la mayonnaise et de la palta (avocat). C’est simple mais très bon.

Les completos sont un véritable plat national. Les rayons de supermarché dédiés sont énormes. Mais attention : vérifiez bien la quantité de mayonnaise, car leur définition de “un peu” est très différente…

Si votre université d’accueil était un film ou un jeu vidéo, lequel serait-ce ? Pourquoi ?
Je n’ai pas de référence précise, mais je n’ai jamais vu une université comme celle-ci. Ils sont très impliqués avec les étudiants et les infrastructures sont impressionnantes : studio TV, plateau de tournage, hôpital reconstitué… tout pour pratiquer dans des conditions réelles.

LES BENEFICES D’UNE EXPERIENCE A L’INTERNATIONAL

Honnêtement : tout. Les personnes que j’ai rencontrées étaient incroyables, l’ambiance toujours positive, et j’ai voyagé dans toute l’Amérique du Sud.

J’ai appris que les gens sont bien plus que leur contexte politique et qu’on peut se lier d’amitié avec des personnes très différentes.

Le meilleur reste la spontanéité : partir en voyage avec des gens rencontrés quelques jours plus tôt. Ces rencontres deviennent comme une famille grâce aux expériences partagées.

Même les moments difficiles deviennent de bons souvenirs avec le recul.

Petit conseil : travaillez votre espagnol et évitez les traductions littérales…
Lors de ma première soirée, je voulais dire à quelqu’un qu’il était “quelqu’un de bien”. J’ai traduit littéralement en disant “estás bueno”. En réalité, ça veut dire “tu es sexy”… 😅Je n’ai plus jamais utilisé ce mot ensuite.

Esteban, étudiant en 4ème année d’Epitech Paris

CONSEILS POUR LES FUTURS TEK4

D’abord, n’ayez pas peur de l’Amérique latine. Ce n’est pas comme dans les séries. Il faut rester prudent, mais comme dans toute grande ville.

Ensuite, ne restez pas uniquement entre Français. Cela limite l’expérience.

Enfin, dites “oui” à tout, surtout au début. C’est comme ça que vous construisez votre groupe d’amis. Les meilleures expériences internationales arrivent souvent quand vous hésitez à sortir.

Proposez aussi des plans : tout le monde attend que quelqu’un fasse le premier pas.

👉 Vous n’avez qu’un an… profitez-en à fond.

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