En résumé
- 🏆 Epitech domine le podium du HackAudit 2026, hackathon d’innovation organisé par la CNCC (Compagnie Nationale des Commissaires aux Comptes).
- 📍 La finale s’est tenue ce 9 mars 2026 à Station F, Paris, lors de la Journée de la Confiance Numérique.
- 🎓 4 des 5 équipes finalistes étaient des équipes Epitech : les étudiants ont raflé les 1re, 2e, 4e et 5e places.
- 🤖 Le thème : concevoir des agents IA pour transformer la profession d’auditeur légal (audit financier, CSRD, contrôle interne…).
- 📈 La profession de commissaire aux comptes est en pleine digitalisation accélérée : nouveaux seuils légaux, obligations CSRD, adoption massive des outils IA.
- 🧠 Ce résultat illustre la force de la pédagogie Epitech : problem solving, apprentissage par le build, et compétences transversales tous secteurs.
- 🔁 Nos étudiants ne connaissaient pas l’audit légal, ils ont appliqué leur réflexe naturel : comprendre un problème, le décomposer, construire la solution.
- 💡 Une victoire qui confirme qu’un ingénieur Epitech est pertinent techniquement quel que soit le domaine et que leur formation les y prépare, par l’approche pratique et problem-solving des formations.

HackAudit 2026 : quand l’audit rencontre l’innovation technologique
Le HackAudit 2026 est un concours d’innovation organisé par la Compagnie Nationale des Commissaires aux Comptes (CNCC). Il réunit chaque année des étudiants de toute la France autour d’un défi technologique lié à la transformation de la profession d’auditeur légal.
Pour cette 6e édition, le thème était ambitieux : « Les agents IA au service de la transformation de la profession de commissaire aux comptes ». Les équipes devaient imaginer et prototyper des solutions d’intelligence artificielle concrètes pour améliorer les missions d’audit, qu’elles soient financières ou extra-financières (CSRD, conformité, contrôle interne…).
Sur 64 projets initialement déposés, 15 équipes ont été retenues pour la deuxième phase. Toutes accompagnées chacune d’un mentor commissaire aux comptes. La sélection rigoureuse a abouti à 5 finalistes qui ont pitché leur Proof of Concept devant un jury de professionnels de l’audit le 9 mars 2026 à Station F.
Les résultats : une domination sans appel
Le verdict est tombé hier matin, sous les verrières emblématiques de Station F. Les équipes Epitech ont décroché les 1re, 2e, 4e et 5e places du classement final du HackAudit 2026. Seule la 3e place a échappé à Epitech, revenant à une équipe d’une autre école.
Les projets finalistes d’Epitech couvraient un spectre large des enjeux actuels de la profession : conformité CSRD, confidentialité des données en contexte d’audit, montée en compétence des auditeurs juniors, qualité documentaire et compréhension du contrôle interne.
Autant de problématiques métier complexes, abordées avec une rigueur technique et une créativité qui ont convaincu le jury composé de commissaires aux comptes expérimentés.

Un secteur en pleine mutation : la digitalisation du commissariat aux comptes
Si la victoire d’Epitech est remarquable, elle s’inscrit dans un contexte plus large : celui d’une profession en profonde transformation numérique. Et ce n’est pas une tendance douce : c’est une révolution structurelle.
La profession en chiffres
La France compte environ 13 500 commissaires aux comptes indépendants, garants de la fiabilité des comptes de milliers d’entreprises, associations, hôpitaux et universités.
Depuis la loi PACTE (2019), les seuils de nomination obligatoire d’un CAC ont été relevés de façon significative. En 2024, le décret n°2024-152 a encore augmenté ces seuils de 25 % : un commissaire aux comptes est désormais obligatoire pour les entreprises dépassant 2 des 3 critères suivants — 10 M€ de chiffre d’affaires, 5 M€ de total de bilan, ou 50 salariés.
Résultat : la profession doit faire plus, mieux, et avec plus de valeur ajoutée, ce qui passe inévitablement par la technologie et l’intelligence artificielle.
La digitalisation des pratiques d’audit est aujourd’hui une réalité opérationnelle. Le Fichier des Écritures Comptables (FEC), fichier normé et obligatoire, est massivement adopté par les commissaires aux comptes pour piloter leurs missions d’audit de bout en bout. Des outils comme SmartFEC ou cyberAUDIT, développés par la CNCC, illustrent cette montée en puissance du numérique dans la profession.
La présidente de la commission Numérique et Innovation de la CNCC résume bien l’enjeu : « Nous sommes de plus en plus dans le numérique, avec des flux d’informations invisibles. Le commissaire aux comptes doit adapter ses techniques de contrôle à cet environnement. » Au-delà des données financières, la certification extra-financière notamment liée aux obligations CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive), ouvre un nouveau champ immense pour lequel les outils IA deviennent indispensables.
C’est précisément dans ce contexte que le HackAudit prend tout son sens, et que la participation d’étudiants d’écoles de technologie comme Epitech devient non plus anecdotique, mais stratégiquement incontournable.
Pourquoi Epitech excelle peu importe le domaine : la pédagogie par le build
La vraie question est là : comment des étudiants en informatique peuvent-ils s’imposer face à des équipes issues d’écoles spécialisées en audit et en comptabilité, sur leur propre terrain ?
La réponse tient à l’ADN pédagogique d’Epitech, fondé sur deux principes indissociables : le problem solving et le build.
Une pédagogie qui forme des bâtisseurs de solutions
Chez Epitech, on apprend à apprendre. Cette pédagogie éprouvée depuis 1999, forme des talents à un monde technologique en constante mutation. Ainsi, on apprend à comprendre un problème réel, le décomposer, concevoir une solution et la construire. Dès la première année, les étudiants sont confrontés à des projets concrets, auxquels ils peuvent être confrontés en entreprise. Le tout en autonomie supervisée par des experts pédagogique.
Cette approche par projets développe des compétences qui transcendent les secteurs : capacité d’abstraction, agilité intellectuelle, esprit d’itération rapide, et surtout la capacité à se former en autonomie sur un domaine inconnu. Quand une équipe Epitech découvre le monde de l’audit légal pour préparer le HackAudit, elle applique le même reflexe qu’elle a développé depuis le jour 1 : comprendre les règles du jeu, identifier les vrais points de friction, et construire la solution la plus efficace possible.
Le build comme moteur d’apprentissage
Là où certaines formations apprennent à analyser, Epitech apprend à produire. Chaque projet se traduit par un livrable tangible : un prototype fonctionnel, un POC, une application déployée. Ce réflexe du concret, indispensable dans tout hackathon, est peut-être la compétence la plus différenciante de nos étudiants.
Au HackAudit 2026, le jury évaluait justement sur des critères qui correspondent point par point à cette pédagogie : audace et innovation (25 %), pertinence de la problématique (25 %), qualité en vue d’une mise en œuvre opérationnelle (25 %), et faisabilité et viabilité économique (25 %). Quatre critères sur quatre qui favorisent les équipes capables de penser et de construire en même temps.
Des compétences transversales, par design
La pédagogie Epitech ne forme pas des spécialistes d’un outil ou d’un langage, elle forme des ingénieurs du problème. Cybersécurité, finance, santé, agriculture, mobilité, audit légal : peu importe le secteur, le processus est le même. Identifier les données disponibles, comprendre les contraintes métier, choisir les bons outils technologiques, et livrer une solution qui marche.
C’est exactement ce que nos étudiants ont fait face aux enjeux des commissaires aux comptes. Ils n’avaient pas de formation comptable initiale mais ils avaient quelque chose de plus rare : la capacité à devenir rapidement pertinents sur n’importe quel sujet.
