Étudiante du Programme Grande École à Epitech, Anna Poghosyan poursuit actuellement ses études en Corée du Sud, dans le cadre de l’ouverture internationale de 4e année. Une expérience aussi excitante que dépaysante rendue possible par sa détermination, mais aussi par la bourse Amazon Future Engineer dont elle bénéficie depuis ses débuts à Epitech. Mené en partenariat avec l’association Article 1, ce dispositif permet chaque année à 10 futures bachelières de bénéficier d’un programme d’accompagnement sur mesure pour intégrer plus facilement l’école ainsi que d’une aide de 7 500 €/an pendant trois ans, puis de 5 000 €/an pendant deux ans. Un soutien qui a permis à Anna d’oser rêver en grand et de trouver sa voie.

L’informatique, une histoire de famille… mais pas une évidence au départ
Chez Anna, les ordinateurs ont toujours fait partie du décor et pour cause : ses deux parents travaillent dans l’informatique, avec un père plutôt orienté sur le volet hardware. Pourtant, pendant longtemps, la jeune femme imagine son avenir bien loin du code. Pas par opposition, mais plutôt par vocation artistique. « Je suis quelqu’un de très créatif et je dessine depuis toujours », confie celle qui a longtemps voulu devenir architecte. Si ses parents l’encouragent tout de même à s’intéresser aux outils numériques qu’ils utilisent, le véritable déclic pour la tech n’arrive qu’au lycée.
En classe de première, Anna choisit la spécialité Numérique et sciences informatiques, presque « par défaut », pensant même l’abandonner l’année suivante. Mais contre toute attente, la matière lui plaît. Beaucoup. Pour approfondir ses connaissances, elle prend même des cours avec un professeur particulier, Yves, qui lui fait notamment découvrir le langage C et l’aide ainsi à obtenir un mémorable 20/20 au baccalauréat en NSI. C’est également lui qui lui parle pour la première fois d’Epitech et l’encourage à se renseigner sur l’école : « Écoute, Anna, tu as les compétences : il faut que tu ailles faire une JPO à Epitech », lui conseille-t-il. Une phrase toute simple, qui va contribuer à changer la trajectoire de la lycéenne.
Ne jamais laisser les autres décider de sa place
Née en Arménie, Anna est arrivée en France avec sa famille il y a 9 ans, ses parents souhaitant notamment offrir à leurs enfants de meilleures perspectives éducatives. Toutefois, si l’environnement familial est bienveillant, ce n’est pas toujours le cas dans son établissement scolaire. Au lycée, certains enseignants tentent de la dissuader de poursuivre des études dans l’informatique. Son professeur principal va jusqu’à lui affirmer qu’elle ne réussira pas et que cette orientation ne lui permettra pas d’évoluer.
Heureusement, Anna décide de s’écouter et de faire confiance à son envie naissante. Quand elle pousse la porte du campus Epitech de Nantes, elle découvre une pédagogie, une école et un environnement dans lesquels elle se projette immédiatement. Une inquiétude demeure cependant : le financement de ses études. Une question qu’elle ne s’était alors jamais réellement posée.

La bourse Amazon Future Engineer, le déclic qui rend le projet possible
Lors de cette Journée Portes Ouvertes qui va tout changer, Anna consulte la brochure de l’école et découvre les frais de scolarité. Elle se souvient avoir aussitôt écrit à sa mère. Elle, qui pensait initialement rejoindre l’université, venait de tomber sur une école qui lui semblait « incroyable », mais peut-être inaccessible financièrement pour sa famille.
Heureusement, alors que la JPO s’achevait, une collaboratrice de l’école lui apprend l’existence du dispositif de bourse Amazon Future Engineer et l’encourage à déposer sa candidature étant donné son profil. Pour Anna, cet échange fait naître « un petit espoir » auquel elle s’accroche directement. Malgré la sélection restreinte – seules 10 lycéennes sont concernées par an –, elle tente sa chance. Aujourd’hui, elle mesure pleinement l’importance de cette décision : « Sans la bourse Amazon Future Engineer, je n’aurais pas pu faire les études que je voulais ! »
La bourse ne lui apporte pas uniquement une aide financière. Depuis sa 1re année à Epitech, Anna bénéficie également de l’accompagnement d’une mentore, Flavie, une professionnelle de la tech, grâce à Article 1. Les deux jeunes femmes échangent régulièrement en ligne sur les différentes étapes de son parcours. Lorsque vient le moment de chercher ses premiers stages, de préparer son CV et de passer des entretiens, sa mentore se montre ainsi particulièrement présente : le duo s’appelle alors « jusqu’à deux fois par semaine » pour travailler les différents scénarios possibles, permettre à Anna de s’entraîner et, surtout, l’aider à prendre confiance en elle. Résultat : l’étudiante décroche le stage qu’elle espérait. « Le meilleur de la promo, d’après le directeur du campus ! », sourit-elle.

Apprendre en faisant, progresser ensemble
La confiance, Anna la gagne aussi en grandissant au fil de ses études à Epitech. Dès ses débuts au sein de la meilleure école du digital et du numérique 2026 d’après Le Figaro Étudiant, elle découvre une manière différente d’apprendre, fondatrice. Lorsqu’elle évoque ses meilleurs souvenirs jusqu’à présent, elle pense aux « projets réalisés en groupe », à leur intensité et même aux « nuits blanches » partagées avec ses camarades pour aller au bout d’un objectif.
Le plus emblématique à ses yeux ? R-Type, projet de fin de 3e année qui demande aux étudiants de recréer le shoot’em up culte des années 1990… en concevant eux-mêmes un moteur de jeu complet avant même de se plonger dans le gameplay ! Une expérience particulièrement mémorable.
Ces projets exigeants lui permettent de développer ses compétences techniques, mais aussi d’apprendre à collaborer, à persévérer face aux difficultés et à mener un projet jusqu’à son terme. Autant d’acquis qui nourrissent aujourd’hui son parcours et ses ambitions, y compris à l’autre bout du monde.
Cap sur la Corée du Sud
Désormais en 4e année du Programme Grande École, Anna étudie à la Dankook University, située à Yongin, en Corée du Sud, dans le cadre de son année internationale. « Je sais que beaucoup d’étudiants choisissent leur destination avant de choisir leur université, mais pour moi, le premier critère était le contenu des enseignements : je voulais vraiment passer une bonne année en apprenant plein de choses, précise l’étudiante. Le second critère, c’était de partir loin de la France et de l’Europe, en visant en priorité l’Asie pour un plus grand dépaysement… J’ai ainsi longtemps hésité entre une université japonaise et la Dankook University, mais j’ai préféré les cours de développement mobile et web proposés par la seconde à ceux de la première, essentiellement fondés sur les mathématiques ! » Un choix qui résume bien son parcours : écouter ses aspirations, comparer les possibilités et ne pas craindre d’aller loin pour construire une formation qui lui ressemble.
Faire dialoguer le code et la création
Car Anna n’a jamais renoncé à sa première passion : la création. Après Epitech, elle envisage de suivre une formation en design et en graphisme afin de combiner ses précieuses connaissances techniques avec son goût pour l’art et le visuel. Le développement d’applications et de sites internet lui semble déjà être un premier terrain de jeu idéal. « Je pense qu’en réunissant ces deux univers, je peux faire quelque chose qui me fasse plaisir, quelque chose de bien », explique-t-elle. Hier attirée par l’architecture, aujourd’hui passionnée par le développement, Anna n’a donc pas abandonné son envie de créer. Elle lui a simplement trouvé de nouveaux outils.
« Si tu as envie de le faire, il faut y aller »
Épanouie et plus motivée que jamais, Anna incite à son tour les jeunes filles à oser la tech : « Je leur donne le conseil que j’aurais aimé recevoir en tant que lycéenne : ne baissez jamais les bras et ne laissez pas les autres influer sur votre parcours, sur vos envies ! Évidemment, on peut parfois douter, se poser 1 000 questions, mais il ne faut pas accorder trop d’importance à l’avis des autres. Surtout, ayez confiance en vous : en tant que femmes, vous êtes capables de beaucoup de choses ! »
Certes, les stéréotypes existent encore – « c’est vrai qu’il y a moins de filles que de garçons en informatique » –, mais pour elle, ce n’est pas une raison pour ne pas faire le grand saut, bien au contraire. « Ma petite sœur, qui était intéressée par l’informatique, m’a d’ailleurs dit un jour qu’elle hésitait par crainte d’être la seule fille, mais je lui ai répondu que c’était justement ce qu’il ne fallait jamais se dire ! » Anna en est persuadée : il faut en finir avec la résignation. C’est par l’action et l’audace que les choses changeront enfin. « Si tu as envie de te lancer, il faut y aller et ne jamais baisser les bras. »
Son parcours en est aujourd’hui l’illustration. Une spécialité au lycée choisie presque par hasard, une Journée Portes Ouvertes, une candidature à une bourse, puis des projets, des stages et une année à l’autre bout du monde. Pour les lycéennes qui se reconnaissent dans cette histoire, la première étape consiste peut-être simplement à faire comme Anna : oser tenter sa chance.
Vous êtes lycéenne, passionnée ou simplement curieuse de découvrir l’informatique ? La bourse Amazon Future Engineer peut vous aider à envisager des études à Epitech et à construire, vous aussi, un parcours qui vous ressemble. En savoir plus
