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      Forward 2018 : de l’idée à la création

      06.12.18

      Ce lundi 3 décembre, les étudiants de troisième année ont participé au lancement de Forward, la deuxième étape du cycle de l’innovation d’Epitech. Après Moonshot et son lot de conférences, c’est donc Forward qui a commencé ce lundi 3 décembre. Pour les Tek3, il s’agit de trois mois de prototypage pour construire le « Minimum Viable Product » (MVP) de leur EIP (Epitech Innovative Project).

      Retour des anciens

      A l’occasion de cette première journée de lancement, une conférence a été organisée au sein des locaux d’Epitech Paris, et retransmise dans toutes les écoles des régions. Enregistrée en direct sur Facebook Live et Youtube, la conférence était également visionnable par toute personne extérieure à l’école. Trois anciens étudiants d’Epitech sont intervenus pour conseiller au mieux leurs successeurs dans cette étape primordiale. Il s’agissait de Fabrice Bascoulergue (Epitech Lyon promo 2014) et désormais co-fondateur et CTO de Flashgap, ainsi que Product lead de Sandblock ; Guillaume Boiret (Epitech Paris promo 2012), co-fondateur et CEO de Phantom Buster ; et enfin Pierre Rannou (Epitech Paris promo 2014) cofondateur de Flat.

       

      Fabrice Marco posait des questions aux trois anciens : Pierre Rannou, Fabrice Bascoulergue et Guillaume Boiret. Crédits photo : Alice Thome

      Le déroulement de Forward

      Après avoir réfléchi au projet qu’ils veulent mettre en place grâce aux conférences Moonshot, les étudiants doivent désormais proposer plusieurs prototypes de ce projet à leurs responsables pédagogiques. A l’issue de ces trois mois de prototypage, ils devront présenter le fameux MVP à un jury formé d’entrepreneurs, créateurs de startups, venture capitalists (VC), influenceurs, et autres experts de l’innovation. Forward permet alors aux étudiants de se confronter à des approches qui ne font pas partie de leurs modes de pensée. Ils ne sont plus que des simples développeurs : ils sont de véritables innovateurs avec une réflexion derrière un projet qui leur est propre.

      Prototyper… Pourquoi et comment ?

      Être organisé et réussir à décliner les étapes une par une : c’est sûrement le conseil le plus donné par les trois anciens d’Epitech. « Il faut toujours savoir où l’on va et où on veut amener notre projet » conseille Pierre Rannou, qui prend la parole en premier. Fabrice Bascoulergue ajoute aussi qu’il faut qu’un prototype soit disponible rapidement pour pouvoir le faire tester au plus vite : « C’est mieux d’avoir un code louche, mais qui fonctionne et qui permet d’élaborer un produit testable, afin de récupérer des feedbacks auprès des utilisateurs au plus vite ».

      Les étudiants en troisième année (les Tek3) ont écouté avec attention les conseils des anciens d’Epitech. Crédit photo : Alice Thomas

      Ne pas se poser trop de questions

      Même si Fabrice Bascoulergue a quitté Epitech depuis seulement quatre ans, il a déjà pas mal de pratique derrière lui. Il a monté plusieurs startups, et propose aux étudiants un retour d’expérience. Le MVP de sa première entreprise a mis trop de temps à sortir « parce qu’on se posait trop de questions et qu’on voulait résoudre tous les problèmes même pour une première version, raconte-t-il, on voulait absolument couvrir tous les usages alors qu’on ne savait même pas qui était notre cible ».

      Penser aux utilisateurs !

      Pierre Rannou incite les étudiants à toujours confronter leurs idées avec d’autres personnes que celles du même EIP : « Il faut que votre projet parle aux gens. Il ne faut surtout pas s’enfermer dans une cave pendant trois mois pour coder. Au contraire, il faut être sûr que votre idée plaît, c’est pour ça qu’il faut toujours montrer ce que vous faites ». Et Fabrice Bascoulergue d’approuver : « quand vous lancez un produit, il faut avoir une idée de la personne que vous visez, mais il faut aussi vous laisser surprendre. Car vous pouvez très bien lancer une application pour les jeunes qui sera utilisée uniquement par les personnes âgées ».

      « Si vous êtes fiers de votre code, c’est que vous l’avez lancé trop tard »

      Guillaume Boiret – à droite – est le fondateur de Phantom Buster. Il est diplômé de la promo 2012 d’Epitech Paris. Crédit Photo : Alice Thome

       

      C’est par ces mots que débute l’intervention de Guillaume Boiret. Lui aussi conseille aux étudiants de connaître la cible, et de toujours penser aux futurs utilisateurs car « ça ne sert à rien de créer un outil qui ne va pas être utile, personne ne s’en servira ». Il recommande aussi de ne pas perdre du temps à vouloir tout coder : « il ne faut pas essayer de tout refaire soi-même lorsqu’on code un programme. Gagnez du temps plutôt en utilisant des modules déjà existants et disponibles ». Qui de mieux que ces anciens pour conseiller les étudiants ?