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      Paroles d’Ancien : Grégoire Ballot (Epitech Promo 2018)

      13.02.19

      Grégoire Ballot est membre du jury pour Epitech Experience, CTO de Bluecoders et Alumni d’Epitech promo 2018. A 22 ans à peine, il a déjà beaucoup d’expérience, et revient pour nous sur son parcours, ses difficultés et ses succès d’entrepreneur.

      Un touche-à-tout

      « J’ai toujours été quelqu’un de très acharné sur les projets de l’école, j’aimais bien faire plein de choses en même temps », se souvient Grégoire Ballot, pourtant diplômé d’Epitech il y a à peine un an. Stagiaire dans des startups, puis cofondateur d’une application de développement personnel dans le milieu professionnel –Innership– formateur pour les premières années d’Epitech, stagiaire à nouveau mais cette fois-ci au Ministère de la Défense dans les renseignements… le CV de Grégoire est déjà bien fourni.

      « Je voulais toucher à tout, savoir ce que j’aimais faire, alors j’ai profité de mes études à Epitech pour découvrir plein d’expérience différentes » raconte-t-il. « J’ai compris que ce que j’aimais pour m’épanouir dans le travail, c’était être créatif au quotidien, et ne pas être un simple exécutant de tâches ». Une philosophie de plus en plus enseignée à Epitech.

       

       

      De plus en plus de responsabilités

      C’est en 2016 que Grégoire Ballot fait une rencontre décisive : celle de Christophe Hébert, qui est en train de monter un projet d’une plateforme de recrutement pour les talents de la tech. « Christophe cherche quelqu’un pour créer la partie technique, le projet me plaît, alors je m’y plonge, et même pendant mon échange en Californie lors de ma 4ème année d’Epitech, je travaille à distance sur ce que va devenir Bluecoders », raconte Grégoire.

      A l’époque, il n’y avait que quatre personnes à plein temps, et très vite, Grégoire prend de plus en plus de responsabilités et à son retour des États-Unis, il rejoint à temps plein Bluecoders en septembre 2017. C’est à ce moment-là que la startup commence à bien marcher et qu’il doit s’occuper de recruter des développeurs pour renforcer son équipe technique.

      Qu’est-ce que c’est Bluecoders ? 

      Aujourd’hui, les entreprises ont toutes besoin de recruter des développeurs tôt ou tard, mais sans forcément savoir qu’il existe des profils tech très différents. Comment donc approcher et recruter le meilleur développeur pour un besoin spécifique, en fonction de ses capacités d’être productif et de répondre aux besoins ? « Nous, on se positionne comme une aide, comme un relais entre les entreprises et les développeurs. On apporte aux entreprises les talents qu’il leur manque » précise Grégoire.

       

       

      Mais de l’autre côté aussi, Bluecoders apporte de l’aide aux développeurs, qui, devant la multitude d’offres d’emplois qui leur est destiné, ne savent plus où se donner de la tête. « On sélectionne scrupuleusement les projets les plus intéressants, dans une entreprise qui a une forte croissance et de la visibilité médiatique, afin que les développeurs puissent s’épanouir dans leur travail, progresser, monter en compétence, et augmenter leur valeur », explique Grégoire.

      Le mode de financement de Bluecoders ?

      Classique, comme les boîtes de recrutement généralement : facturer le recrutement des développeurs par les entreprises au moment de l’embauche proportionnellement au salaire annuel proposé.

      Parallèlement à cette plateforme de recrutement, Bluecoders a également mis en place un deuxième service : Webjobs, où les entreprises comme les développeurs peuvent être référencés, visibles, et interagir entre eux automatiquement. Des « coach-carrière » experts dans des domaines particuliers (big data, IA …) vont également pouvoir aider ces entreprises ainsi ces développeurs à faire les bons choix.

      Des conseils pour les étudiants d’Epitech

      Un projet plutôt conséquent que Grégoire a suivi lors de son évolution. Une difficulté qu’il a traversé grâce à sa prise de recul comme il le dit lui-même. « Même si quand on sort d’Epitech, on sait qu’on aura largement les épaules pour toute la partie technique, il faut toujours partir du principe qu’on ne connaît rien et que tout est à apprendre ».

       

       

       

      Lorsqu’on a un poste stratégique, on doit réfléchir avant de prendre une décision, et se remettre sans cesse en question. « Quand on entreprend, il faut comprendre qu’avant de réussir un projet, il est en échec. Il ne faut pas se frustrer d’un projet qui ne marche pas, parce que de toutes manière avant qu’il ne marche, il ne marche pas » philosophe Grégoire Ballot. C’est le conseil qu’il donnerait également à tous les étudiants d’Epitech qui rêvent un jour de monter leur startup.

      En tant que membre du jury d’Epitech Experience, Grégoire Ballot jugera des meilleurs projets EIP d’étudiants et leur permettra peut-être de gagner des séjours d’incubation. « Je pense que les questions que je pourrais poser aux groupes seraient des questions du style : “Comment est-ce que vous mesurez le fait que votre projet réponde bien au marché ? Comment savez-vous que votre projet répond aux besoins que vous prétendez résoudre ?” »

      « Être dans une démarche d’amélioration continue »

      Si Grégoire insiste sur ces points, c’est que pour lui, la mesure de l’échec et du succès sont les choses les plus importantes dans un projet entrepreneurial : « il faut avoir des retours, des indicateurs qui mesurent ce qui marche et ce qui ne marche pas, il faut être dans une démarche d’amélioration continue… car mesurer, c’est le mot d’ordre, sinon on avance dans le flou complet », finit-il avec justesse.

      Alors bonne chance aux étudiants pour les Epitech Experience, et à tous les membres du jury pour réussir à départager les meilleurs !