Informations
    Actualités & évènements
      Loading...

      L’égalité des chances

      17.12.15

      Insane-association-95-initiation-apprentissage-programmation-1.jpg

      Insane n’est pas une association de déments, bien au contraire. Ghassen Elghoul (promo 2016), Nadir Faqou (promo 2017) ainsi que Sofiane Hasnaoui (lui aussi passé par Epitech) ont créé cet automne cette association loi 1901 pour promouvoir l’apprentissage du code. Elle s’adresse aux jeunes issus d’Argenteuil ou d’ailleurs dans le département du Val-d’Oise. Ghassen et Nadir nous expliquent le pourquoi du comment.

      Pas sans le sou

      « Pour les conditions matérielles, nous informe Ghassen, c’est la mairie d’Argenteuil qui subventionne une partie, pour l’autre il s’agit de sponsors qui croient au projet et qui investissent dans la ville d’Argenteuil. Or comme la loi permet de déduire une part de ses impôts quand on est une société qui finance une association, plusieurs nous soutiennent ».

      Aidez-les si vous pouvez

      Nadir tient toutefois à souligner, que « nous n’avons toujours pas le budget de fonctionnement en totalité, on continue de chercher, il y a encore beaucoup de besoins… On aimerait faire une “salle machine” un peu comme à Epitech avec des postes de travail pour chacun mais cela a un coût, surtout que l’on n’a pas envie de prendre des ordinateurs bas de gamme, au contraire. On veut que tout soit beau et clean ».

      Jeunes et moins jeunes

      Ghassen précise aussi que « nous avons fixé une limite d’âge à 35 ans. On prend tous les jeunes à partir de 8, 9 ans. On fonctionne par sessions, celle pour les 18 ans est une des plus intéressantes parce que le but de celle-ci, c’est que nos “étudiants” puissent intégrer une école comme Epitech au plus vite. Qu’ils ne soient pas déstabilisés en arrivant dans une école comme la nôtre ».

      Qui peut le plus peut le moins

      « Insane s’est ouverte le 10 octobre, jour de l’inauguration où la mairie d’Argenteuil était invitée. Elle est emballée par le projet, ses services nous ont prêtés de nouveaux locaux, qu’on a rénovés.

      Insane-association-95-initiation-apprentissage-programmation-diaporama.jpg

      Viser haut

      « Notre but c’est que nos étudiants intéressés par la programmation intègrent Epitech et surtout qu’à la fin du cursus, ils fassent partie des majors de promo, en haut de l’affiche. On parle d’Epitech et d’autres, les plus dures à réussir mais s’ils veulent aller en BTS ou en DUT, notre “formation” est sensée leur servir aussi, évidemment ». Résumé par Nadir : « si on fait en sorte de viser le plus haut, Epitech, tout le reste en-dessous est d’autant plus accessible ».

      Ressources humaines

      « Pour l’instant, le formateur, c’est moi, poursuit Ghassen, on va aussi les former à Linux parce quand on se retrouve devant un terminal en écran noir, au début c’est confus. Nadir « assure tout le support technique, tout ce qui est matériel informatique, l’infrastructure réseau, le wifi, un peu comme comme une DSI… On essaie de faire au mieux pour que les jeunes qui viennent s’initier à l’informatique s’y sentent à l’aise, n’aient pas de souci de connexion et travaillent sans problème ».

      Rétablir l’égalité des chances

      « Attention, avertit Nadir, nous n’organisons pas de piscine ou quoi que ce soit dans le genre, notre but est juste de leur montrer à quoi ressemble la programmation. Nous par exemple, tous les deux, quand on est arrivé à Epitech, face à cet écran noir, on a pris du temps et du retard… Cela nous a fait défaut par la suite et même si on a rattrapé ce retard, cela aurait été cool d’être un peu comme tout le monde sur la ligne de départ. Dès le départ, savoir à quoi ressemble… ».

      Initiation, pas immersion

      Pas de piscine et donc pas « pas de C ni de C++, prolonge Ghassen, pour les 1ères sessions, on fait du web – HTML, CSS, PHP – de façon à que nos “étudiants” aient ne serait-ce qu’une vision de ce que c’est que la programmation. La plupart de ceux qui viennent sont en première ou terminale, ils n’ont aucune notion de code ».

      Insane-association-95-initiation-apprentissage-programmation-Ghassen-Elghoul-Nadir-Faqou.jpg

      (de gauche à droite : Nadir Faqou et Ghassen Elghoul)

      Donner les armes pour se battre à armes égales

      « Il y a quelques terminale qui peuvent apprendre à coder, reprend Nadir, mais au lycée, c’est une option, n’en font que ceux qui le souhaitent. On en revient du coup au même : ceux qui en ont fait avant le bac sont ceux qu’on retrouve à Epitech, il n’y a pas de matière dédiée au code à proprement parler dans le secondaire sur le code ».

      Objectif web

      « À la fin de leur session en tout cas, le but c’est qu’ils arrivent en juin à faire un site Internet avec une relation base de données, avec du JavaScript etc. Pour que le jour où ils arrivent à Epitech, ils ne soient pas totalement perdus devant un terminal comme nous on a pu l’être, avoue Ghassen ».

      Tester

      « Cette année c’est comme une betatest reprend Ghassen, on espère que des étudiants vont intégrer l’école. Si cela n’arrive pas, tant pis ; si ça arrive, tant mieux mais on espère vraiment faire une session complète l’année prochaine, avec on l’espère des filles aussi, là, on teste ce qui marche, les programmes, les projets, ce qui marche, ce qui ne marche pas, qu’est-ce qui leur plaît, ou pas ».

      Évangélisation

      « On a contacté notre ancien lycée, on a vu nos anciens prof’ et juste avant les vacances, on fait le tour des classes de terminale. Ils ont tous accepté qu’on vienne parler de l’association ».

      À quoi ça sert de savoir coder ?

      Selon Nadir, c’est très clair : « si quelqu’un ne sait pas choisir sa voie, ce qui était mon cas – je suis d’abord parti sur des études d’économie – il suffit de mettre les cartes sur table pour comparer les potentiels secteurs d’avenir et clairement, c’est le numérique qui en a le plus. Voilà pourquoi moi je me suis orienté vers ça. Le numérique c’est l’avenir ».