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      Guillaume Prévost, à la recherche de l’excellence  

      15.07.19

      Guillaume Prévost est entré à Epitech Toulouse en 2009, à la recherche d’un parcours d’excellence, après quelques années dans une école d’informatique à Pau. Dix ans après ce choix, aucun doute, son parcours a de quoi impressionner : Toulouse, Australie, puis tour du monde de deux ans, le jeune homme de trente-et-un ans avait la bougeotte. Aujourd’hui, il monte avec des amis baroudeurs leur start-up : Friend Theory.

      S’élever plus haut que les autres

      Après deux ans dans une école de Pau, d’où il est originaire, Guillaume Prévost ainsi que plusieurs amis doivent se rendre à l’évidence : si les cours sont intéressants, ils ne se sentent pas repoussés dans leurs retranchements par l’équipe éducative.

       

       

      Ils se mettent donc en quête d’une école qui saura leur en demander toujours davantage, qui les mettra vraiment en difficulté et saura les élever plus haut que les autres. Guillaume est vite séduit par Epitech, et rejoint le campus de Toulouse en septembre 2009. Sur les bancs, il a la surprise de constater qu’il n’a pas été le seul à parvenir à ce constat : « Je suis arrivé dans une toute petite promotion de Tek3 S, nous étions seulement douze. Mais sur ces douze, j’ai reconnu trois ou quatre visages familiers ! »

      Une première année intense

      L’arrivée au sein d’Epitech est toujours une épreuve pour les nouveaux entrants, et Guillaume Prévost ne saurait faire exception. Cependant, cette situation difficile resserre les liens entre les différents étudiants de la promotion : « Le parallèle est peut-être tiré par les cheveux, mais je comparerais cette situation à celles des forces spéciales : les difficultés sont tellement grandes, que nous n’avons pas d’autres choix que de nous serrer les coudes ».

       

       

      La première année du jeune sudiste se complique d’autant plus qu’il décide de partir pour une année d’échange à Melbourne, où les cours commencent début juillet : « J’ai dû accélérer mes projets encore davantage. J’ai fini en France le vendredi pour commencer dès le lundi en Australie ! »

      L’Australie, une terre d’opportunités

      Malgré cet enchaînement rapide, la formation d’Epitech aide le jeune homme à réussir son arrivée sans encombre : « J’étais très bien préparé. J’avais choisi ce pays pour les cours proposés, très orientés vers l’Intelligence Artificielle, dont on entendait encore peu parler à l’époque. Et puis l’exotisme d’aller à l’autre bout du monde a très certainement joué également » ajoute-t-il en riant.

      Retour en France

      L’année en Australie achevée, il rentre en France pour y terminer son master. Il partage alors son temps entre les cours à Paris et son part-time à Pau, dans une société de service informatique, où il travaille notamment pour Total.

       

       

      Il donne aussi beaucoup d’importance à son EIP [ Epitech Innovative Project = les projets de dernière année des étudiants d’Epitech ], pour lequel il est chef de projet : « Nous travaillions sur la réalité augmentée. L’idée était de recréer des bâtiments ou des modèles 3D, de les placer quelque part dans le plan réel et de les visualiser grâce aux lunettes de réalité virtuelle, afin de pouvoir se déplacer autour. »

      Avec des partenaires aux quatre coins du monde, le jeune homme se rend compte de la difficulté de mener le projet à bien. En 2011, ils sont sélectionnés pour participer à l’Imagine Cup, organisée par Microsoft. S’ils ne remportent pas de prix, Guillaume Prevost est réjoui par cette expérience, qui lui a permis de s’améliorer en compétition.

      Un début de carrière sous le soleil australien

      En octobre 2012, après ses derniers examens à Epitech, Guillaume choisit de repartir en Australie où il trouve un emploi dans l’université qui l’avait accueilli quelques années auparavant, RMIT. Il partage son temps entre des activités de recherche et de gestion de projets. « J’ai principalement travaillé sur des projets concernant le réchauffement climatique, ce qui me tenait beaucoup à cœur, après avoir travaillé pour Total ! » Là-bas, il élargit son horizon, en progressant en informatique, mais aussi en physique, en sciences sociales…

      « Avant cette expérience, j’étais très focalisé sur la technologie. Mais m’intéresser au réchauffement climatique m’a permis d’apprendre la physique, ou encore les sciences sociales ! »

      Découvrir le monde

      Son contrat s’arrête cependant en juin 2014, et le jeune homme choisit de ne pas le reconduire, avec une idée bien précise en tête : voyager. En deux ans de travail, il a économisé suffisamment pour partir pendant au moins six mois : « Je n’avais aucun autre objectif que de découvrir le monde. Je voulais utiliser une partie de mes économies, mais je refusais de prendre un contrat de travail, même à mi-temps. Je comptais partir six mois, je ne suis finalement revenu qu’au bout de deux ans, en ayant visité une vingtaine de pays. »

      Une exemplarité certaine

      Après autant de voyages, Guillaume ressent à nouveau l’envie de se poser, et retourne dans son pays adoptif. Là-bas, son ancien employeur est ravi de le retrouver et lui offre un poste avec davantage de responsabilités : « Il m’avait dit lors de mon départ qu’il était très satisfait de mon travail et que, par conséquent, je pouvais revenir quand je le souhaitais. »

      Voler de ses propres ailes

      Finalement, en 2018, le jeune homme se lance un nouveau défi : lancer sa propre entreprise avec deux amis espagnols, rencontrés en Australie.

      Le trio est très complémentaire : Guillaume gère l’informatique, quand le deuxième gère le marketing et le dernier le volet finance. Leur objectif est alors de créer une application permettant aux voyageurs de trouver des personnes de confiance autour d’eux. « Au départ, le but était de relier les gens pour qu’ils trouvent plus facilement des logements sur place. »

       

       

      Pour tester leur concept, Guillaume part pendant une trentaine de jours dans plusieurs pays, avec un budget sur place équivalent à 0 euros, mais en ayant accès au prototype de leur application. Et il relève le défi avec brio dans des pays tels que le Japon, le Mexique ou encore Hawaï.

      Suivre le vent

      Cependant, le trio se rend rapidement compte qu’il doit légèrement modifier son objectif : « Travailler uniquement sur le logement était finalement assez compliqué. Cela demande un haut niveau de confiance que d’ouvrir sa porte à un inconnu.

      Nous avons donc décidé de créer un système d’aide plus général, en visant la génération de voyageurs âgée de 18 à 25 ans. Nous voulons donc proposer une alternative aux groupes Facebook, quelque chose de plus fun et de plus direct. Nous nous sommes aussi détachés de l’idée de relier des personnes à leurs amis ou des amis d’amis, et plutôt d’essayer de fonctionner par centres d’intérêt. »

      Friend Theory

      C’est comme cela que naît Friend Theory en 2018, en prenant la forme d’un site internet, mais aussi d’une application disponible sur iOs ou Android. Aujourd’hui, ils sont neuf autour du monde à prendre part à l’aventure.

       

       

      Car ici encore, l’aventure de Guillaume est cosmopolite : après avoir créé leur entreprise en Australie, ils sont repérés par le gouvernement pour être « landing pads », un programme permettant aux entreprises australiennes de déménager pour un certain temps dans des grandes villes mondiales, afin d’y nouer des relations pouvant aider leur développement. C’est ainsi que Friend Theory s’implante pour quelques mois à Tel Aviv.

      Retour en Europe

      Aujourd’hui, leur but est cependant d’essayer de réunir au maximum leur équipe, pour le moment dispatchée dans le monde entier. « L’endroit idéal semble être Barcelone, nous cherchons donc à nous y établir » explique Guillaume.

      Habitué à mener des projets avec des collaborateurs depuis son EIP à Epitech, le jeune homme de trente-et-un ans installé pour le moment à Perpignan est serein.

      Epitech, pour un futur serein

      Cette sérénité qui transpire de son discours, il la doit selon lui à Epitech. L’école a joué beaucoup de rôles, et il en est convaincu : il n’en serait pas là sans elle.

      « La formation m’a permis de prendre confiance en mes compétences, mais m’a aussi offert la capacité d’apprendre par moi-même. Rien que l’an dernier, j’ai appris deux langages informatiques ! »

      Ces facultés d’apprentissage sont selon lui développées grâce aux situations dans lesquelles sont plongés les étudiants : « Nous n’avons pas le choix, nous devons trouver les solutions par nous-mêmes et nous aider les uns les autres ».

      Epitech, l’employabilité boostée

      L’école permet également à Guillaume d’être confiant dans son futur, alors même qu’il se lance dans l’aventure risquée de monter sa propre start-up : « Je sais que, même si cela échoue, je n’aurai aucun problème pour trouver un poste intéressant. Du coup, je profite véritablement de mon aventure… »

       

       

      Qui pourrait trouver plus belle conclusion ?

       

      (toutes les photos sont de Guillaume Prévost, qui, en plus de ses nombreux talents, est un photographe plutôt doué…)