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      Un étudiant d’Epitech Berlin raconte son expérience à la DockerCon de Barcelone

      14.12.18

      Étudiant en 4ème année à Epitech Berlin, et cloud architect par conviction, j’ai eu la chance de participer à l’édition 2018 Europe de la Dockercon à Barcelone, du 3 au 5 décembre dernier. Je vais vous faire part de mon retour sur expérience de l’un des événements les plus trending de la scène tech de ces dernières années.

       

      Qu’est-ce que la DockerCon ?

      La DockerCon est un ensemble de conférences technologiques et d’atelier techniques répartis sur trois jours, au cours desquels des clients ou utilisateurs, et une communauté de professionnels viennent apprendre, partager et se connecter autour de la technologie Docker.


      • Docker : une technologie de conteneurisation qui a fait ses preuves ces dernières années dans le monde professionnel et très largement utilisée dans les infrastructures dites « cloud ».
      • Con : un abrégé de « conférence » tout simplement.

      La première DockerCon a eu lieu à San Francisco (USA) en Juin 2014 et présentait symboliquement la sortie de la release 1.0 de Docker. Aujourd’hui, il existe deux éditions annuelles, l’une européenne et l’autre américaine.

      Cette année la conférence européenne a réuni 2 200 participants de tous bords : des développeurs, des devOps, des administrateurs système, des architectes, des commerciaux spécialisés dans la tech ainsi que des managers IT. Tous cherchent à développer leurs compétences et à rentrer chez eux inspirés, prêts à investir et à mettre en œuvre leurs stratégies de conteneurisation.

      Côté entreprise, on retrouve une bonne partie des gros du milieu en Europe dans l’univers du cloud en tant que partenaires : Google Cloud, RedHat, Amazon Web Services, Microsoft, VMWare… et bien d’autres ! Ces entreprises sont très accessibles, il est possible de parler aux ingénieurs et aux sales de leur équipe facilement.

      Qu’est-ce qu’un étudiant d’Epitech faisait à la DockerCon ?

      Au-delà de la hype mondiale de cet événement réunissant les techs les plus barbus du milieu et les marketeux les plus habiles de tout l’écosystème cloud, mon premier objectif était la veille technologique. Dans le monde de l’informatique et encore plus dans le milieu du cloud, il est toujours très important de se tenir à la page de tous ces sujets émergents.

      Et puis, venir d’Epitech, est, dans ces évènements-là, une sorte de carte de visite non négligeable, sachant que le fondateur de la technologie Docker est un ancien d’Epitech : Solomon Hykes, de la promo 2006.


      Quels sont les nouveaux outils trending du moment ? Quelle solution est la plus adaptée pour faire le monitoring de mon infrastructure ? Comment déployer mes orchestrateurs cloud-hybrid sur plusieurs continents ? Comment mener à bien la transition technologique de mon entreprise de l’aspect technique à l’aspect humain ?


       

       

      Le prix est certes assez onéreux : il faut compter 200 $ pour une entrée étudiante (1000 $ pour la version pro), mais selon moi, c’était mon meilleur investissement en 2018 car entretenir la veille et la culture autour de son écosystème favori est la clé pour réussir et profiter encore plus ce que l’on fait au quotidien.

      Quelles ont été les thématiques abordées pour cette édition 2018 ?

      Les thématiques de cet événement sont très variées, il y en a clairement pour tous les publics ainsi que de tous les niveaux (débutant, utilisateur avéré et expert).

      En voici un aperçu non exhaustif :

      • Cloud architecture
      • Big data, machine learning, AI
      • CI/CD
      • Kubernetes and containers
      • IoT
      • Serverless
      • Digital transformation

       

      De mon point de vue, les sujets techs omniprésents de cet événement sont la partie monitoring / observability des applications ; et les pipelines de déploiement (CI/CD) pour les équipes de développeurs. On y trouve les principaux éditeurs du milieu qui présentent leurs outils pour faciliter le travail des équipes techniques (développeurs ou ops). On voit à quel point les enjeux d’automatisation « frictionless » entre les équipes et process, sont de plus en plus importants au sein de l’écosystème.

      Quel a été le point culminant de cet évènement ?

      Mon coup de cœur s’est porté sur une conférence traitant de l’élaboration de la stratégie conteneurs au sein d’une entreprise ; un sujet largement abordé en ce moment par toutes les entreprises en pleine transition technologique.

      La conférence a été donnée par Lee Namba, un des visionnaires parmi les professionnels services de Docker. Il a traité le sujet d’une manière très intéressante, sans épargner un seul point :

      • Il commence par évoquer les points de douleur des entreprises avant ou en pleine transition technologique, d’un point de vue technique et culturel.
      • Puis, il évoque la matrice des difficultés de migrations d’applications legacy vers une solution conteneur, en fonction du type d’application.
      • Il enchaîne en établissant un lien direct entre la migration de ces applications et l’impact porté au ROI en fonction de leur type et du niveau d’automatisation.
      • Il ajoute et argumente ensuite la nécessité aux équipes de développeurs de posséder les outils adaptés et le gain en agilité pouvant se répercuter tout au long de la scalabilité avec l’argent économisé.
      • Il conclut en expliquant comment, de manière bottom-up, il faut changer cette culture du développeur en interne, ses outils, et le responsabiliser pour le rapprocher le plus du cœur de métier. Ainsi, créer de la valeur durant tout le cycle de vie d’une application, humainement, techniquement et financièrement.

      Certes, cette conférence traitait de cas « communs », et même si aucune entreprise ne suit le même modèle, tout cela a été très inspirant concernant l’élaboration d’une stratégie.

      Cette DockerCon proposait également des hands-on (ou workshop, plus traditionnellement) innovants pour aider à apprendre et à collaborer, voire à obtenir des réponses aux questions en suspens. Il est possible de réaliser des didacticiels adaptés et disponibles sans inscription préalable, le tout supervisé par un expert du domaine.

       

      En conclusion :

      Les plus :

      + Les entreprises présentes et l’écosystème

      + L’endroit où s’est déroulé l’événement

      + La volonté de donner une ligne directrice à Docker

      + La soirée networking

      + Les contenus de qualité au travers de conférences, hands-on, tables rondes

      + Le nombre de stickers (bien-sûr)

      Les moins :

      – L’aspect vendor locking omniprésente des conférences, peu de place à l’Open Source

      – Un lundi totalement plat

      – Rien de vraiment mis en place pour un public étudiant

       

      Valentin PICHARD – Containers wizard