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      Expatrié à Maurice

      01.10.10

      Bruno Millet, promotion 2009, a décidé de continuer sa vie professionnelle à l’Île Maurice : il y effectue un Volontariat International en Entreprise pour la société Ividence.

      Que s’est-il passé pour toi depuis ta sortie d’école ?

      Bruno Millet

      J’ai effectué mon stage de fin d’études, à Budapest en Hongrie, une expérience formidable et mémorable. Après avoir obtenu mon diplôme, je me suis mis à rechercher du travail en France, mais j’ai gardé un pied en Hongrie. J’ai continué à travailler dans le web, cela m’a permis de lancer des procédure pour créer ma société, en utilisant le statut d’auto-entrepreneur. Pour cela j’ai suivi une formation proposée par l’ANPE d’aide à la création d’entreprise (2 mois, à raison d’un jour par semaine). En parallèle j’ai enchainé les entretiens, dans différentes SSII. Après un mois de recherche, trois SSII souhaitaient s’engager avec moi ; je souhaitais décrocher un contrat de Volontariat International en Entreprise (VIE). Ividence, une société d’e-marketing m’a proposé un contrat d’un an à Maurice. Je décide finalement d’accepter : après deux mois de formation intense à Paris, je pars finalement.

      Décris-nous ton poste actuel…

      Ividence est une start-up créée en 2009, dont la direction se situe à Paris, le pôle vente à San Francisco et le pôle développement à Maurice. Aujourd’hui l’entreprise compte 35 employés. Cela fait aujourd’hui 6 mois que je travaille pour Ividence. J’ai suivi un parcours un peu « spécial ». J’ai été initialement embauché pour être développeur PHP et j’ai été remarqué par mon responsable au bout d’un mois. Il m’a confié des tâches de plus en plus importantes. Après un séjour de 2 mois à Maurice, j’ai constaté quelques dysfonctionnements au pôle développement dont j’ai fait part à mon responsable, en lui proposant plusieurs plans d’action. J’ai ensuite suivi une nouvelle formation à Paris pendant un mois, puis je suis devenu responsable qualité à Maurice. Après un mois d’activité j’avais déjà procédé à de multiples changements. En collaboration avec mon manager je pilote désormais le pôle développement qui se compose de 15 employés. Aujourd’hui j’apprécie tout particulièrement ces nouvelles fonctions, j’ai toujours voulu encadrer des personnes. Mon cursus à Epitech m’a vraiment aidé à aller dans cette direction, puisque j’ai pu m’exercer en tant que chef de projet, tout au long de mes 5 années de formation. Mon niveau technique, et la méthodologie acquise à Epitech, sont tout particulièrement appréciés.

      Quel est ton quotidien à l’Ile Maurice ?

      J’y suis arrivé en mai. La vie y est très agréable, même si la nourriture est très épicée… mais il a bien fallu passer le cap et manger comme tout le monde ! Il faut savoir que les mauricien mangent au moins 6 fois par jour… Le temps est très diffèrent de la France, voire déstabilisant, en hiver les températures sont très agréables, mais en été c’est plus difficilement supportable : entre 35° et 45° pendant 3 mois, sans oublier la période cyclonique. Je me suis mis à la plongée que je ne connaissais pas et j’ai vraiment accroché. Je passe mon diplôme et j’attaque le deuxième niveau bientôt. J’aime tout particulièrement l’ambiance, les coutumes, la nature, les plages et les fond marins. Ce que j’aime le moins, ce sont les hôtels pour les touristes, car ce sont de vrais paradis préfabriqués… Il y a un énorme contraste entre ces hôtels et la vie de tous les jours à Maurice. Pour aller au bureau, je passe dans les villages faits de plaques de tôles, avec des vendeurs de nourriture un peu partout dans les rues. Si la plupart des routes sont goudronnées, le sol des habitations est souvent fait de terre. Le contraste est si fort que les centres hôteliers font tout pour garder leurs clients dans l’enceinte des bâtiments.

      Quelles sont tes perspectives ?

      Mon VIE vient d’être renouvelé pour une nouvelle période d’un an. Si cette aventure est toujours aussi palpitante, je signerais peut-être ensuite un contrat mauricien pour une année supplémentaire. Je souhaiterais rester au final trois ans dans cette entreprise, mais on verra ce que la vie me réserve par la suite. Je veux continuer à découvrir le monde, vivre et travailler dans d’autres pays !

      Que conseillerais-tu à un étudiant actuel pour réussir son cursus ?

      Je conseille de tout faire pour avoir au moins une expérience à l’étranger, les entreprises apprécient beaucoup ces parcours. Personnellement cela ouvre l’esprit à d’autres choses, d’autres façons de penser, de fonctionner, de travailler et de vivre.