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      Une opportunité unique pour Tokyo…

      19.05.11

      Jordy Theiller (Epitech 07) vit au Japon depuis trois ans. Après un Volontariat International (VI) sur place, il est maintenant embauché dans une boite nippone comme software architect.

      Jordy Theiler

      Quel a été ton parcours après la sortie de l’école ?

      J’ai commencé en travaillant pour une SSII sur Paris. J’ai choisi une société particulière parce qu’elle m’envoyait en mission dans une banque d’investissement. Quelques mois plus tard, j’ai cherché un Volontariat International (VI) sur l’Asie. J’ai choisi d’aller à Tokyo chez Calyon, la banque d’investissement du Crédit Agricole. Pendant près de deux ans, j’ai été développeur rapide pour leurs traders. À la fin de mon contrat, j’ai eu l’opportunité incroyable de rejoindre Nikko Asset Management, un gestionnaire d’actifs très reconnu ici. J’ai accepté sans hésitation et j’y travaille depuis plus d’un an.

      En quoi consiste ton poste actuel ?

      Je travaille pour le département Strategy and Financial Planning en tant que software architect. Mon rôle est de créer des outils modernes destinés à remplacer les logiciels propriétaires actuels. C’est un poste très plaisant dans un environnement complètement différent. La plupart des employés sont japonais et je suis le seul Français ! J’ai la chance d’avoir beaucoup de libertés. Le cycle de développement est « agile », très fluide et dynamique. La partie la plus difficile est de promouvoir les nouvelles applications aux utilisateurs et de changer leurs habitudes.

      Qu’apprécies-tu le plus dans ce pays ?

      J’ai laissé derrière moi tous les petits désagréments que l’on connaît dans les boites françaises. Ici, le respect d’autrui et le bien-être des employés sont des valeurs aussi importantes que les pertes et profits et la satisfaction de nos clients. La seule difficulté que je rencontre est le japonais ! Je ne l’ai jamais appris : c’est mon principal regret. Aussitôt arrivé, j’aurais dû plonger dans une piscine spéciale pour le maîtriser. Je suis certain que cela aurait marché ! Mais j’y travaille, c’est au programme de cette année…

      Quels conseils apporter à un étudiant qui souhaite partir au Japon ?

      À l’inverse de mon expérience, il faut savoir parler la langue ! Une conséquente ouverture d’esprit est nécessaire, de même que reconsidérer son attirance pour le Japon sans prendre en compte les animés ou encore les mangas. On peut aller au Japon pour étudier (la bourse Monbusho), ce qui me semble être une excellente idée. Si l’on souhaite y travailler, le plus simple et le plus sûr est de chercher un VI depuis la France. Sur place, le marché pour les étrangers est relativement étroit : il faut vraiment se battre avec les autres tandis que le visa « vacances-travail » ne jouit pas d’une très bonne réputation. Il faut absolument partir à l’étranger, pour y étudier ou y travailler, sans forcément insister sur une destination trop précise. C’est un plus énorme pour nos profils, une explosion d’opportunités sur place et/ou au retour, et une fantastique aventure !

      After the Quake
      Le 11 mars 2011, un tremblement de terre a frappé le Japon. D’une magnitude de 9,0, son intensité était sans précédent pour le pays. Sur place à Tokyo, Jordy a décidé de raconter son histoire sur son blog et de rapporter des images d’une vie mouvementée au Japon.