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      « Je suis avant tout un ancien d’EPITECH ! »

      16.04.10

      Promotion 2006, Samuel Hubault a décidé de continuer ses études à sa sortie d’EPITECH. Depuis, il a obtenu un master en Australie, et est actuellement en train de passer un doctorat en Chine. Pourtant, avant d’entrer à l’école, il le concède lui-même : avec 6 de moyenne générale au lycée, aucune formation de BTS ne l’avait retenu

      Samuel Hubault

      Comment s’est déroulée ton admission à EPITECH ?

      J’étais en échec scolaire jusqu’en terminale, complètement désintéressé. J’ai passé un bac S, spé Math, avec une option informatique. J’avais alors 6 de moyenne, avec 4 en Math. J’ai été refusé de toutes les formations post-bac. Lorsque Nicolas Sadirac m’a annoncé que j’étais pris à l’école à condition d’avoir le bac, j’ai passé un mois à travailler comme un damné pour obtenir au rattrapage le sésame.

      Que retiens-tu de tes cinq ans à l’école ?

      La passion est mon moteur : j’ai passé toutes mes années à EPITECH sans avoir l’impression de travailler, juste celle de m’amuser. J’étais très impliqué dans la vie de l’école. J’ai notamment été au Bocal plus d’un an. C’est là-bas que j’ai appris le plus, et ce qui m’a façonné. L’école m’a formé à me débrouiller et à être agressivement passionné. Aujourd’hui encore, je suis avant tout un ancien de l’EPITECH et un Bocalien !

      Pourquoi avoir continué tes études ensuite, en Australie, pour faire un master ?

      Je voulais une expérience à l’étranger pour continuer à apprendre. Je suis parti en novembre 2006 pour l’Australie pour un master à RMIT (Melbourne). Bien qu’EPITECH possède un partenariat avec cette université avec certains crédits validés dans le cadre d’un MBA, j’ai préféré me spécialiser dans les télécoms. Après deux semestres de cours, je me suis orienté vers la recherche sur un sujet qui me passionnait, l’ENUM, un système de routage téléphonique par internet. Mon superviseur était le directeur de la commission nationale de test de cette technologie : je travaillais directement pour le gouvernement australien !

      Et ensuite, direction la Chine…

      À la recherche d’un soutien financier pour continuer mes recherches, j’ai postulé pour une demande de bourse en Chine. Le processus m’a semblé être un jeu concours impossible à gagner, mais cela c’est en fait très bien passé. Xiamen University est l’une des vingt universités d’élite de la Chine, tout comme celle de Chongqing, partenaire de l’EPITECH. Ici aussi, je m’investis dans la vie étudiante. Je suis le président de l’association de loisir électronique (compétition de jeux vidéo), et aussi le premier président étranger d’association universitaire de Chine !

      En quoi consiste l’aide financière que tu as obtenue ?

      Il s’agit de LA bourse du gouvernement chinois ! C’est une bourse complète qui pour mon université couvre entièrement :

      • les frais de scolarité
      • le logement sur le campus
      • l’assurance maladie
      • certains frais parascolaires
      • et donne également 200 € par mois. C’est amplement suffisant, vu qu’un repas coute 0,7 € et que l’ADSL est à 3 €.

      Dans mon cas, je l’ai obtenue pour quatre ans : un pour apprendre le chinois, et trois pour faire mon doctorat.

      Comment te vois-tu cinq ans dans le futur ?

      Le véritable défi a commencé : bien que j’ai eu la bourse, je ne peux pas être sûr à 100% de réussir convenablement le doctorat, ces années vont être très dures. Je suis plein d’espoir. Si à la fin des quatre ans je ne me suis pas marié en Chine ou déjà investi dans un projet, je pense revenir définitivement en France. Pourquoi pas alors passer un coup de téléphone à Nicolas Sadirac pour lui proposer d’être enseignant !

      Australie, Chine, Espagne, Etats-Unis… Découvrez la liste des ambassadeurs EPITECH à l’étranger !