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      Don’t waste food, use Optimiam

      30.09.15

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      Si vous suivez un tant soit peut les médias généralistes, vous avez presque forcément entendu parler d’Optimiam. Du JT de France 2 à Canal+ et iTélé, M6, Europe 1, Libération, Le Point, 20 minutes pour ne citer qu’eux, tout le monde a parlé de cette appli anti-gaspi. Optimiam lutte en effet contre le gaspillage alimentaire et aide les commerces de bouche à écouler leurs produits restants, en les vendant à prix réduit quand l’heure a sonné. Les étudiants adorent, les étudiants Epitech aussi, tellement même qu’ils sont aux manettes techniques.

      C’est vraiment quoi

      Rien de mieux qu’un cas concret pour parler clair : il est 14h bien passé, le petit gros creux du midi se fait vraiment sentir, vous ouvrez votre appli Optimiam. Une fois géoloalisé, Optimiam vous indique les boulangeries qui bradent leurs sandwiches à proximité.

      Pas le temps

      Des sandwiches mais pas seulement : Optimiam se développe aujourd’hui à toute vitesse, fidèle en cela à la maxime bien connue des start-up : « think big, start small, grow fast ». Reconnue par ses pairs entrepreneurs, l’équipe a d’ailleurs été récompensée cet été au Sommet Mondial de l’Entrepreneuriat 2015 (“Global Entrepreneurship Summit”, GES) organisé à l’initative de la Maison Blanche et qui s’est déroulé cette année à Nairobi au Kenya.

      Faim d’expansion

      Pour augmenter toujours cette courbe de croissance, Radoath Aminou, co-fondatrice et CEO d’Optimiam nous confirme activer des pistes auprès de la moyenne distribution, « cela fait même plusieurs mois que l’on a commencé à discuter avec des acteurs du secteur. D’ici à la fin de l’année, on espère annoncer un partenariat avec plusieurs supermarchés parisiens. »

      Bientôt tout

      « Avec ce type d’acteurs, on travaillera sur les 5 catégories de produits périssables : les produits de la mer transformés, les volailles & viandes, les fruits & légumes, les produits laitiers et le snacking & viennoiserie. »

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      La petite histoire

      Cette très belle initiative, l’école l’a connue juste après sa naissance, quand Raodath est venu pitcher son projet à une Do The Right Team, juste avant de gagner un prix à Hack4France, organisé par Agorize / Studyka en partenariat avec l’école. L’an dernier, Roger Tan (Epitech promo 2014) en tant que dévelopeur iOS puis Rémy Sornette (promo 2015) comme CTO avaient participé à la mise en place d’Optimiam sur le marché.

      Task force Epitech

      Cette année, Bastien Munoz a repris le développement de la version iOS et ses nouvelles “features”, Kevin Rodrigues l’Android et Antoine Wallace les back et front-end. Tous les trois sont de la promo 2016.

      Bisous banque

      On les a revus à la petite fête de jeudi 24 septembre dernier quand tous les donateurs de l’opération crowdfunding d’Optimiam sur KissKissBankBank pour s’équiper d’un triporteur ont été invités à rencontrer l’équipe.

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      (de gauche à droite : Antoine, Bastien et Kevin)

      Scalability

      Antoine le précise, « j’ai repris l’existant laissé par Rémy Sornette, parti depuis aux États-Unis. Toutes les configurations sont faites pour supporter une montée en charge : on bosse sur Amazon Web Services avec MongoDB pour la base de données ».

      Metrics

      Cette extension du domaine de l’anti-gaspi alimentaire par Optimiam va continuer à s’étendre : « aujourd’hui, quantifie Raodath, nous comptons 90 commerçants partenaires et 35 000 utilisateurs, 1300 lancent l’app tous les jours. À chaque fois que nous avons une diffusion télé ou une parution presse, nous constatons une augmentation des téléchargements, de gros pics même quand il s’agit de passages télé. En temps normal nous sommes autour de 200 téléchargements par jour, après un passage télé, on peut multiplier ce nombre par 10 ou 15… En nombre plus réduit évidemment, nous avons aussi des commerçants qui nous contactent ».

      DIY

      « On a eu 210 parutions depuis qu’on a lancé Optimiam. Quand je dis parutions , je parle de print, de digital, de passages télé comme radios, le tout toujours gratuit. Sans contacter la presse puisqu’on n’a pas de service dédié aux relations presse, ni les moyens de payer une agence ».

      Self-esteem

      D’après Kevin, « nous, on “kiffe” de travailler sur un projet qui cartonne. Ce qui est bien aussi, c’est qu’on déploie une appli qui n’est codée que par nous et qui sera peut-être utilisée par des dizaines de milliers, voire plus, de personnes… Personnellement mon petit bonus serait que je voie un jour dans le metro quelqu’un qui utilise “mon” appli ». Ce sentiment est partagé par Bastien : « tout ce qui marche ou ne marche pas dépend uniquement de nous, et quand ça marche il y a une sorte de fierté qu’on ressent, je pense que c’est juste naturel, humain ».

      Pense à ton CV

      Cela fait clairement une belle ligne sur le CV, ajoute Kévin, car un recruteur peut aller voir un exemple de son travail en allant simplement sur un store et télécharger l’application en question. « Moi, à un entretien pour trouver mon part time de cinquième année, je suis allé rencontrer la start-up Cheerz et mon interlocuteur avait déjà l’appli Optimiam ! Il l’a trouvée bien faite, il m’a pris comme développeur Android ».

      Rush toujours

      Ce qui ne veut pas dire que Kevin abandonne le projet pour autant : « Quand j’ai le temps, je reviens travailler sur les nouvelles “features” (par exemple pour qu’un commerçant puisse gérer ses offres directement depuis son mobile et non plus passer par le service web) avec le nouveau CTO qui développe sur Android aussi, donc sur Java puisque toutes nos applis sont natives (appli développée spécifiquement pour les systèmes d’exploitation mobiles, un gage de qualité, ndr) ».

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      Tout le monde est content

      Du point de vue de Raodath, « avec Kevin, Bastien et Antoine, grâce à Epitech, on a non seulement les compétences dont on avait besoin mais aussi des garçons qui ont l’habitude de travailler ensemble. On n’a même pas besoin de les former au travail en équipe, ils se connaissent très bien, cela se passe super bien. Et en plus, ils n’arrêtent pas de nous recommander d’autres profils… ».

      Seed money

      « Aujourd’hui, poursuit-elle, on sait qu’on fait du bruit, que le concept plaît… Il faut que l’on stabilise tout cela avec une levée de fonds, pour renforcer notre équipe, sans oublier les dépenses d’investissement dans le marketing et la communication pour acquérir toujours plus de consommateurs. Nous cherchons de 500 à 800 000 € pour accélérer notre développement sur l’Ile-de-France dans un premier temps puis en province ».

      Challenge 20 minutes

      « Avec notre victoire au Challenge 20 minutes, nous avons gagné un support pub de 300 000 €, aussi bien sur des formats print que digitaux. Restent à définir pour nous quels leviers activer en premier, à quelles échéances et pour quel objectif ».

      Faut pas rêver

      « Se sentir au cœur de l’air du temps de cette façon, c’est d’abord une source de motivation pour aller travailler tous les matins et rester “à fond” pour développer Optimiam. Contrairement à l’image que l’on peut avoir du monde des start-up, je ne vais pas être millionnaire du jour au lendemain… Il faut travailler dur ». No pain, no gain.