Informations
    Actualités & évènements
      Loading...

      Flat lève des fonds et devient partenaire du programme Google for Education

      17.12.15

      Flat-compose-music-score-together-Google-for-Education-Epitech-1.2.jpg

      Flat, l’éditeur de partitions musicales collaboratif le plus simple du monde à utiliser a rejoint officiellement le programme Google for Education. Depuis leur EIP et la première mouture de leur service de composition musicale nouvelle génération, cette bande des quatre promo 2014, continuent sur leur lancée à vitesse grand V. Ils visent désormais le million d’utilisateurs dans moins d’un an… « On n’est pas là pour enfiler des perles », comme le dit joliment Pierre Rannou, CEO de Flat, ravi d’annoncer que Jean-David Blanc (Allocine, Molotov.tv) et Pierre Kosciusko-Morizet (PriceMinister, Isai) font partie du premier tour d’amorçage de leur start-up.

      Des fonds pour être à fond

      Cette opération de financement va permettre de renforcer l’équipe et de structurer la start-up, pour poursuivre son développement sur le même rythme et soutenir sa forte croissance avec notamment cette entrée dans le programme officiel Google for Education.

      Flat-compose-music-score-together-Google-for-Education-Epitech-1.jpg

      Améliorer l’expérience

      « Rejoindre ce programme de partenariat avec Google for Education va nous aider à améliorer l’expérience de nos utilisateurs ainsi qu’à démocratiser la composition musicale dans le monde. Cela a débuté par l’intégration de Flat dans Google Hangouts pour améliorer cette expérience de collaboration à distance et en temps réel, puis l’intégration dans Google Drive et Google Apps le printemps dernier pour se concrétiser aujourd’hui sur Google Classroom », souligne Vincent Giersch, CTO de Flat.

      Google Classroom

      Conçu pour les enseignants et leurs étudiants, le programme Google Classroom est un centre de contrôle académique en ligne. Il est possible de créer des classes, distribuer les devoirs, publier des commentaires et accéder à toutes les informations connexes à un seul endroit pour la gestion d’un cours. Ce partenariat est pour Flat une véritable opportunité pour aider à révolutionner l’apprentissage de la musique et la possibilité pour les professeurs et élèves de facilement composer ensemble où qu’ils soient.

      Flat-compose-music-score-together-Google-for-Education-Epitech-screenshot.jpg

      La traction et l’attraction

      Comme le rappelle Pierre, « en tant que jeunes entrepreneurs, on était tout émoustillé en janvier dernier de prendre 20 personnes par jour… (sourires). En sachant qu’on a sorti notre première version utilisable en novembre 2014, en même temps qu’on rentrait chez TheFamily pour se faire accompagner dans notre démarche. La “vraie” traction telle qu’on en parle à TheFamily, elle est arrivée cet été, en juillet, où semaine après semaine, on a pris 20 % de croissance à chaque fois. Aujourd’hui, on est à 1000 / 1200 sign-ups (inscriptions) par jour, 130 000 inscrits dont 80 000 utilisateurs mensuels ».

      Plus de chiffres

      « Le premier pari, continue Pierre, c’était de réunir 100 000 personnes en moins d’un an, c’est fait. Le nouveau pari, c’est un million en novembre 2016, on espère bien le réussir aussi, en particulier grâce à ce partenariat Google puisque cette offre éducative est distribuée dans pratiquement tous les pays, elle réunit aujourd’hui plus de 120 millions d’utilisateurs mensuels à travers le monde ».

      Flat-compose-music-score-together-Google-for-Education-Epitech-blogpics-1.jpg

      User friendly

      « En découvrant Flat, les prof’ ont découvert un outil qui ne nécessite pas un temps certain d’apprentissage avant de pouvoir l’utiliser. Les premiers feedbacks qu’on a reçus, c’était vraiment ça : “mes étudiants n’ont plus besoin d’apprendre l’outil, c’est génial”. Au bout de 2, 3 mois, des classes de taille plus importante sont arrivées et ces prof’ nous disaient, “j’ai 1000 partitions partagées avec moi, je ne m’en sors plus pour faire mes cours en classe”. Là, on s’est dit qu’il fallait sortir un vrai produit avec une vraie valeur ajoutée pour eux, c’est d’ailleurs là qu’on a découvert à l’époque Google Classroom ».

      Infiltrer les universités

      « Google Classroom était alors en beta privée – on a dû un peu “batailler” pour y entrer. On s’est dit que l’outil était top, qu’on pouvait se caler dessus, fournir les mêmes avantages que Google Classroom à nos utilisateurs. On a commencé à réfléchir, on a trouvé de petits hacks pour faire patienter les profs, cet été on s’est tous réuni pour développer le produit et on l’a sorti en octobre de cette année ».

      Flat-compose-music-score-together-Google-for-Education-Epitech-blogpics-2.jpg

      Nombre d’utilisateurs illimité

      « Fondamentalement, le nombre d’utilisateurs sur la même session est illimité, on a eu des mecs qui ont composé sur Twitch, des gros streamers qui ont invité leurs followers, on a fait sauter toutes les limites pour ces gens-là. Si tu veux composer à 100, tu peux, si tu veux composer à 1000, tu peux aussi. Où tu veux dans le monde, aucun souci, notre infrastructure est mondiale, de Singapour à New York en passant par Amsterdam et Londres, et très bientôt l’Amérique du Sud du coup pour le Chili ».

      Chili arty

      « Au Chili, ils travaillent sur un programme depuis un an et demi, en sachant que là-bas culturellement, l’art en général est beaucoup plus présent dans le cursus scolaire… Une enveloppe a été débloquée pour distribuer un acteur dans tous les collèges du pays. Jusqu’à maintenant, ils travaillaient avec notre concurrent sauf qu’ils sont tombés sur Flat… Or ce sont 6000 collèges, une masse d’utilisateurs de malade. Si ça se passe bien, notre pari sera gagné dès avril… ».

      Flat-compose-music-score-together-Google-for-Education-Epitech-blogpics-3.jpg

      TheFamily

      « Pour moi, TheFamily est le meilleur choix qu’on ait pu faire. On a su les exciter, les challenger aussi. Ils ont une approche de l’entrepreneuriat qui pour moi est super saine. Aujourd’hui on arrive sur de nouvelles problématiques, ils ne donnent pas les réponses mais des pistes de réflexion qui fait qu’on aura le comportement le plus adapté pour régler une situation donnée, que ce soit faire plus de “market”, aller plus vite etc. Si on en est là, c’est grâce à eux ».

      Conseils market

      « Quand au début on présentait notre EIP, notre utilisateur cible était le “musicien amateur” mais cette notion de “musicien amateur”, est beaucoup trop vague. Non, notre premier utilisateur est celui qui compose régulièrement mais qui en a marre de Finale ou Sibelius et qui se laisse séduire par notre solution. Il peut ne pas être pleinement satisfait parce que Flat ne sera jamais un outil pro mais c’est lui notre premier utilisateur. Qu’on arrive ou pas à l’exciter est une autre question, au moins il s’est inscrit ».

      Flat-compose-music-score-together-Google-for-Education-Epitech-blogpics-4.jpg

      Lean start-up

      « Après, ce qu’il est important de comprendre, c’est d’avancer étape par étape. La preuve en est pour nous qu’on n’aurait jamais soupçonné il y a 6 mois qu’on allait dévier en produit éducatif, utilisé par des professeurs… Il faut “juste” croquer les opportunités et avancer en améliorant continuellement ton produit ».

      Ration illimitée d’itération

      « L’idée n’est pas de dire, “on fait du lean, on fait pas du lean”, l’idée c’est d’itérer très, très vite ; tu confrontes ton produit en permanence. Or ça, c’est le piège pour un Epitech – nous sommes tous des Anciens de l’école : on peut passer des mois à coder plein de features, si tu ne les confrontes pas et que ce ne sont pas les bonnes, tu as juste perdu trois mois. Or en tant qu’entrepreneur, la seule chose que tu peux pas sauver, c’est ton temps ». Et le temps c’est de l’argent, qu’on ne possède généralement pas quand on lance un produit ou un service…