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      Les comptes de la crypte

      18.03.11

      Funeco est un ensemble de logiciels spécialisés dans l’artisanat des métiers de la pierre. Il propose un outil qui répond aux problématiques liées à la gestion des documents commerciaux et en facilite leur maintenance, doté d’un espace de visualisation en 3D. Il a entre autres buts d’automatiser les tâches comptables, administratives et techniques. Marwan Benrajeb (Epitech 10) était chef de projet de cet Epitech Innovative Project (EIP), actuellement en cours de refonte pour mieux correspondre aux besoins de ses clients potentiels.

      Funeco

      Quels conseils sont à donner aux étudiants qui préparent leur Epitech Innovative Project (EIP) ?

      Il ne faut pas hésiter à se séparer de son groupe habituel de travail. L’EIP symbolise un accomplissement de toute une scolarité, c’est donc aussi le projet dans lequel le mot « spécialisation » prend tout son intérêt. Il faut choisir le thème qui nous intéresse et non pas le groupe de travail ! Même seul, un étudiant ayant une idée de projet trouvera forcément d’autres personnes motivées et passionnées, ce qui va tout de suite donner une meilleure ambiance de travail.

      Comment es-tu arrivé à gérer ton groupe de travail ?

      Les difficultés résidaient principalement dans la cohésion du groupe et la communication avec notre partenaire pour ce projet. La distance nous séparant de lui, 700 kilomètres, était un frein à la connaissance du métier pour le groupe. J’ai dû faire plusieurs déplacements entre Paris et St-Béron (Savoie) afin d’assurer la navette. Il était aussi vital pour nous d’avoir une réunion tous les cinq jours.

      Pourquoi tant de réunions ?

      Elles n’étaient pas de simples « meetings administratifs » : il s’agissait de créneaux verrouillés sur l’emploi du temps de chacun afin de mettre en commun nos travaux et avancer sur ceux-ci, échanger des pistes et connaissances métiers ou encore exprimer des besoins pour le projet. Certains avaient un emploi du temps très chargé : il était vital d’avoir un moment fixe et alloué au travail sur l’EIP.

      Comment s’est passé le Forum des EIP pour ton groupe ?

      Nous avons visé une décoration « choc » : fleurs artificielles, plaques commémoratives en granit ou funéraires… Cela a été un franc succès : nous avons fait fuir beaucoup de personnes pour qui la mort est taboue, mais nous avons aussi attiré beaucoup de curieux. Tous les étudiants de première et de deuxième année connaissent déjà notre projet grâce à son thème original ! De même, lors de la soutenance finale, une phrase marquante d’une de nos slides a déclenché un fou rire général dans la salle : « L’industrie du funéraire, 65 millions de clients potentiels ».

      Quels enseignements as-tu tirés de ton EIP ?

      L’EIP m’a montré que la gestion de projet ne se résume pas à un faire un diagramme de Gantt ou à dire « qui fait quoi ». Il faut avant tout gérer des personnalités et s’assurer de la communication entre les différentes entités. Lorsque l’on sait gérer ses ressources humaines et aller dans le sens du client en se montrant conciliant et réactif, le gros du travail est fait. On néglige trop souvent l’aspect humain, que ce soit à l’école ou dans le milieu professionnel. Cependant, en plus de la qualité d’un produit, il s’agit de la clef du succès !

      Quelles opportunités se sont offertes à toi grâce à ce projet ?

      L’EIP m’a donné l’occasion de me faire beaucoup de contacts avec qui je continue à travailler en auto-entrepreuneur. Notre projet étant connu du syndicat de la Confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment (CAPEB), cela m’ouvre aujourd’hui des perspectives concrètes quant à mon projet personnel de devenir consultant indépendant.