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      Jouer dans sa ville

      05.06.12

      Jérémy Sculfort (Epitech promotion 2009) a lancé le projet Urban Gaming. Il a été interviewé pour le numéro 18 du magazine du Groupe IONIS, le IONIS Mag.

      Comment est né le projet Urban Gaming ?

      Passionné par les nouvelles technologies et plus récemment par les médias sociaux, j’ai suivi une formation à Epitech qui m’a permis d’acquérir des compétences dans divers secteurs de l’informatique, tels que le développement mais aussi l’administration système et réseau. J’ai d’abord monté une première société de sites web mobiles qui s’appelle JSKL avec mon associé Kamel Laimène, lui aussi un ancien camarade d’Epitech, en 2009. Dans ce cadre nous avons rencontré Martin Tissier (président d’Urban Gaming) dont le hobby était de tenir un blog « découvrir Paris » qui consistait à connaître la capitale par jeux de piste sur papier. Nous avons alors créé ensemble une application pour iPhone qui propose des jeux de piste. Cette application a été téléchargée plus d’une centaine de fois en quelques jours. Nous avons tout de suite compris le potentiel de cette idée et, face à ce succès, nous avons rencontré Guillaume Tostivint, qui lui met en œuvre des randonnées organisées dans Paris. À quatre, nous avons utilisé cette synergie, pour rassembler nos connaissances et surfer sur la tendance des applications : de là est né Urban Gaming.

      En quoi consiste-t-il ?

      Urban Gaming est une société d’applications pour les réseaux professionnels B2B. L’idée est de « dépoussiérer » tout ce qui est séminaire, comité d’entreprise et d’en faire quelque chose d’innovant. Nous avons utilisé la technologie des applications mobiles pour en faire des jeux de piste sur tablettes. C’est un moyen convivial pour les entreprises d’organiser un nouveau type de congrès. Cependant, pour une start up, il n’a pas été facile de rassembler des tablettes numériques. Nous avons ainsi noué un partenariat avec Samsung. Depuis 2010 nous avons eu une quarantaine de clients prestigieux comme Bouygues, Yahoo!, L’Oréal, HP, etc.

      Comment envisagez-vous l’avenir ?

      Kamel et moi sommes développeurs web et d’applications. Pour rester compétitifs sur un marché très concurrentiel, nous développons toujours de nouveaux concepts notamment en e-learning, dont le but est d’apprendre de façon ludique avec une tablette. Cela permet de faire passer des informations plus facilement que lors de réunions standard. Les entreprises peuvent alors proposer à leurs employés de comprendre comment fonctionnent les réseaux sociaux grâce à notre application spécialement conçue à cet effet. D’autre part, nous innovons toujours dans le concept de jeux de piste, en remaniant notre game design avec des dégustations de vins par exemple ou des questions sur l’histoire. Nous sommes actuellement huit à travailler et, depuis un an, nous recrutons toujours plus car nous nous implantons dans toute la France avec bien sûr l’envie de nous exporter vers l’Europe. Les applications mobiles sont en plein essor. Nous proposons aux entreprises de renforcer leurs acquis tout en s’amusant. Notre message est d’évangéliser la « gamification » en tentant d’introduire ce nouveau mode d’apprentissage le plus possible dans les écoles, dans les entreprises…

      Vos années à Epitech ?

      Epitech m’a incité à aimer les défis. On nous apprend à contourner les problèmes. Et grâce à ces connaissances, j’ai su relever le challenge et mener à bien mon projet.