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Le parcours 360° Design à l’international de Clara Koscielniak

Clara Koscielniak, Major du Bachelor Web Design Promo 2017, revient sur ses expériences internationales d’abord en tant que stagiaire en France et aux Pays-Bas, puis en tant qu’étudiante en Angleterre, et enfin en tant que professionnelle au Canada. 

Diplômée et Major du Bachelor Web Design Epitech Digital, tu racontes dans tes précédentes interviews que le choix du Web Design a été une évidence. En quoi aujourd’hui ce choix a transformé ton quotidien ? 

« J’utilise à longueur de journée les principes d’Expérience Utilisateur (UX) et de design d’Interface Utilisateur (UI) que j’ai appris lors de mon Bachelor Web Design. Au fur et à mesure des années, ils se traduisent de manière différente selon le support (site web, Réalité Virtuelle, Réalité Augmentée, Recherche etc.) mais les bases restent les mêmes. 

Par ailleurs, je me rappelle avoir été encouragée à diversifier mes compétences avec des cours de gestion de projet, développement et marketing et je garde ce profil très “multifonctions” encore aujourd’hui  

J’ai d’ailleurs remarqué que, lorsque l’on avait ce profil, on était beaucoup plus enclin à éprouver le syndrome de l’imposteur, de par le manque de spécialisation dans un sujet. Cependant, après avoir cherché à rapidement me spécialiser, je me suis rendue compte que la capacité à passer constamment d’une compétence à une autre et la possession de compétences très variées apportent beaucoup de valeur. Je revendique maintenant cette absence d’expertise unique, même si le domaine dans lequel je travaille actuellement est plus spécialisé ».

Dès 20 ans, tu avais déjà soif de l’international, puisque tu as effectué ton stage de fin d’études aux Pays-Bas. En quoi était-ce une expérience différente de tes précédents stages en France, et que t’a-t-il apporté pour tes expériences internationales suivantes ? 

« Tout d’abord, mon trajet pour aller au travail est passé de la ligne 7 à une balade en vélo au bord des canaux 😉 

Selon moi, faire son stage à l’étranger permet de prendre confiance en soi à la fois sur le plan professionnel et personnel.  

On se rend compte de ses capacités à travailler en anglais et à s’adapter à de nouveaux codes culturels et on découvre une qualité de vie complètement différente. Dans mon cas, j’ai eu la possibilité de travailler avec des horaires de bureau beaucoup plus souples et des politiques qui prenaient au sérieux la santé mentale, qui permettaient de gérer son temps, télé-travailler si on le souhaitait et qui se basaient sur la responsabilisation et la confiance ».

Suite à l’obtention de ton diplôme, tu as été reçue à la prestigieuse University of the Arts à Londres dans le parcours Interaction Design & Communication. En quoi cela a-t-il complété tes compétences ? Existe-t-il une différence entre le design enseigné en France et celui enseigné en Angleterre ? Que cela t’a-t-il apporté ? 

« J’ai sûrement une vision un peu biaisée car le parcours de Web Design d’Epitech Digital se concentre sur la pratique. J’ai noté un contraste très important entre les deux en arrivant à Londres, où j’ai principalement étudié la théorie. De manière générale, ces années m’ont apporté plus de réflexion sur ma pratique et une nouvelle manière d’aborder mon travail. Mes projets de Master étaient tous très expérimentaux, avec beaucoup d’importance données à l’aspect recherche. J’ai appris à aller chercher les informations par moi-même (faire des interviews, intégrer les communautés que j’étudiais, apprendre de nouveaux langages de programmation pour prototyper etc.) et toujours TOUT remettre en question. 

Mais j’ai également pu faire de la recherche dans des domaines qui m’intéressaient, tels que les technologies immersives et leurs impacts cognitifs, mais aussi les questions éthiques et environnementales posées par les technologies ».

Pourquoi t’être tournée vers Montréal pour la suite de ton parcours professionnel ? As-tu trouvé ce que tu y cherchais ? 

« Les opportunités d’emploi au Canada sont vraiment impressionnantes, notamment au niveau du design de technologies immersives (VR, AR, MR) et de jeu vidéo, des compétences que je souhaitais ajouter à mon arc. J’ai en effet trouvé ce que je cherchais, car j’ai pu intégrer un studio de production co-dirigé par l’Université Concordia et Ubisoft et fait de la R&D pour créer des projets de Réalité Virtuelle à des fins éducatives.  

Et j’avoue que ces deux dernières années étaient aussi une bonne excuse pour visiter les parcs nationaux du Canada ! »

En quoi consiste ton quotidien de Learning Experience Designer, et en quoi tes 4 expériences internationales (France, Pays-Bas, Angleterre et Canada) alimentent ton quotidien professionnel et ta perception design ? 

« Mon quotidien de Learning Experience Designer, c’est créer des interfaces en 2D ou 3D en se concentrant sur l’apprenant et son processus d’apprentissage. Actuellement, je suis concentrée sur l’utilisation de la réalité virtuelle. Par exemple, j’ai eu la chance de rechercher comment la VR pouvait servir d’un environnement de simulation aux enfants autistes pour les entraîner à devenir plus autonomes. Un autre projet était de recréer un lieu historique de Montréal en 3D pour le faire visiter aux élèves lors d’un cours de Sociologie. 

Mes expériences à l’international, que ce soit sur le plan professionnel ou personnel, m’ont clairement aidé à accepter et accueillir le changement à bras ouverts. Je m’assure de ne pas me complaire dans l’habitude et que ma perception design reste constamment challengée. Que ce soit par des collègues, des apprenants, des livres, des articles, on n’arrête jamais d’apprendre ! 

Et si un sujet nous paraît au premier abord inintéressant, il faut le considérer comme une pièce de puzzle qui n’est pas encore assemblée. Dans quelques années, les compétences obtenues avec ce projet pourront s’assembler à d’autres et commenceront à faire beaucoup plus de sens ».

Quel est le prochain pays sur ta liste à découvrir pour une expérience design encore plus riche et multiple ? 

« J’espère avoir un jour l’occasion de passer quelques années à Tokyo ou Singapour, où les technologies immersives ont une place importante dans l’éducation et sont beaucoup plus démocratisées ».

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