Data Protection Officer (DPO)

La mise en application du RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données) a rendu la gestion de la donnée prioritaire dans les entreprises. Le Data Protection Officer (DPO) est chargé de renforcer la protection des données personnelles des utilisateurs et de leur en faciliter l’accès. Il est confronté à des enjeux de sécurité informatique et de législation. Plus largement, le DPO participe à la culture de la donnée au sein d’une organisation.

Le métier de Data Protection Officer (DPO)

Le Data Protection Officer (DPO) a un rôle fondamental dans la protection et la valorisation des données stockées et exploitées par une entreprise. En cela, il se rapproche du Chief Data Officer qui gère la gouvernance des données, c’est-à-dire la bonne exploitation de la data dans les processus décisionnaires. Le travail du DPO, quant à lui, se concentre davantage sur la gestion des données au sein des métiers de l’entreprise, et sur les enjeux éthiques et sécuritaires. Il veille à ce qu’aucune information inutile ne soit collectée et conservée dans le cadre des activités de l’entreprise.
La vérification de la conformité d’une entreprise à la législation est aux fondements de la mission du DPO. Il s’assure que les pratiques de gestion de données respectent la réglementation. Depuis 2018, cette préoccupation concerne en grande partie le RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données) qui peut entraîner de fortes pénalités financières en cas de non-respect des lois. Le DPO est la personne référente dans la gestion, la valorisation et la protection des données d’une entreprise. Il a donc un rôle transverse et travaille en étroite collaboration avec d’autres départements tels que le juridique, le marketing, les achats… et bien sûr l’IT dont il reste particulièrement proche, dans la mesure où les équipes IT s’occupent de l’installation de systèmes informatiques et réseaux par lesquels transitent les données.
Le travail d’analyse de la gestion des données du DPO est réalisé à partir d’audits informatiques : ce sont des procédures de contrôle permettant d’identifier les points faibles de la gestion des données en entreprise. Elles visent à évaluer la sécurité d’un système informatique pour se protéger des cyberattaques, ces dernières pouvant entraîner la perte de données personnelles des clients d’une entreprise, et causer de lourdes conséquences sur les finances, les activités ou la réputation d’une entreprise. Selon les organisations, ces audits informatiques sont menés en collaboration avec le Chief Data Officer ou avec un expert en cybersécurité.
Après avoir étudié la capacité d’une entreprise à protéger et valoriser ses données, le DPO émet si besoin des préconisations pour que la gestion des données soit plus respectueuse de la réglementation, et que le système informatique soit mieux préparé aux cyberattaques. Si des irrégularités sont constatées, il en informe la direction pour que des actions correctives soient mises en place. Le DPO a ainsi un rôle de conseil au sein de l’équipe dirigeante : selon la maturité du Top Management sur le numérique, il peut être amené à devoir le convaincre de l’importance stratégique de la gestion de données.
Le DPO a d’ailleurs un rôle de pédagogue en interne. Il explique les enjeux de gestion de la donnée à tous les niveaux de l’entreprise :
  • par des actions de sensibilisation sur la réglementation en vigueur en termes de données, en montrant par exemples dans chaque métier comment les équipes sont impliquées dans la gestion des données de l’entreprise ;
  • par la formation des collaborateurs, pour les aider à s’approprier de nouveaux outils et développer de bons réflexes de travail, entre autres pour réduire le risque de cyberattaque (dont l’erreur humaine est le premier facteur).

Les compétences nécessaires pour devenir Data Protection Officer (DPO)

Le rôle DPO exige de solides connaissances techniques et réglementaires. Il dispose d’une bonne culture informatique et juridique. Plus concrètement, le DPO maîtrise les concepts de base et les enjeux relatifs à la protection et la confidentialité des données, ou encore les notions de données sensibles ou personnelles. Il est capable d’étudier un système informatique d’une entreprise, d’en assurer la sécurité et la bonne gestion des données, et de mettre en place des actions correctives pour que l’entreprise soit en conformité avec la législation. Le DPO mène une veille permanente sur le droit numérique et les bonnes pratiques et tendances en matière de cybersécurité.
Pour assurer la fiabilité et l’efficacité des audits informatiques, le DPO a besoin de rigueur et de méthode. Sa capacité d’interprétation et son esprit d’analyse et de synthèse l’aident à repérer les failles ou les points d’amélioration de la gestion des données d’une entreprise.
Enfin, le DPO travaille au quotidien proche de publics très divers. Il sait se montrer convaincant, quel que soit le type de public auquel il s’adresse. Il s’appuie sur son leadership, son sens de l’écoute et son esprit pédagogue pour sensibiliser efficacement les collaborateurs à tout niveau de l’entreprise, et pour insuffler une nouvelle culture de la donnée.

Les perspectives d’évolution d’un Data Protection Officer (DPO)

Après plusieurs années à travailler sur des projets nécessitant des connaissances juridiques et techniques pointues, le DPO peut accéder à des postes de consultant. Le métier d’expert en cybersécurité dans un cabinet de conseil ou en indépendant est une perspective d’évolution possible, s’il désire avoir une position externe vis-à-vis des projets informatiques d’une entreprise. Mais il peut aussi rester en interne et évoluer vers une autre fonction stratégique telle que celle de Chief Data Officer.

Le salaire d’un Data Protection Officer (DPO)

La taille de l’entreprise et les responsabilités qui sont confiées au DPO déterminent en grande partie sa rémunération : elle se situe dans une fourchette de 40 000 à 80 000 euros brut annuels.

Les secteurs et les entreprises qui recrutent des Data Protection Officers (DPO)

L’importance grandissante de la gestion des données stimule le recrutement de DPO dans les entreprises pour lesquelles la protection et la valorisation des données sont les plus déterminantes. Les DPO trouvent des places chez les ESN (Entreprises de Services du Numérique), auprès des télécoms, de cabinets d’audit et de conseil, ou encore dans les groupes des plus grands secteurs d’activités : banques, automobile, grande distribution, défense, industries

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