Epitech vue par Ousama Ben Younes
Ousama Ben Younes, diplômé de la promotion 2006, ancien responsable développement logiciel au sein d’A2I (Alliance Internationale Informatique) à Paris, revient pour nous sur son parcours étudiant et professionnel.
Comment as-tu vécu ton cursus ?
Je garde un excellent souvenir de mon cursus à l’Epitech. Ce que j’ai trouvé de très positif et qui m’a beaucoup apporté par la suite, a été le fait de pouvoir se mélanger à des personnes de différents milieux sociaux et de cultures différentes. Tout cela était en effet possible via les outils de mise en relation simples qui sont toujours présents à l’école et qui permettait de recruter des personnes pour former des groupes de travail (ns_who, netsoul, ng, intra…). Aujourd’hui encore, j’utilise ces outils à des fins professionnelles.
Autre point positif de cette école : le large choix dans l’orientation professionnelle qu’elle délivre. Par exemple, en ce qui me concerne, je me suis orientée au maximum vers des projets de développement en environnement C/Unix à travers le serveur apache, mais également à travers le projet de fin d’étude NOOFS. A l’Epitech, Chaque étudiant est libre de s’orienter vers ce qui le passionne. Je me suis également beaucoup impliqué dans la vie étudiante à travers le journal de l’école que nous avions mis en place.
Parle-nous de ton expérience au sein du journal de l’école
L’objectif de ce journal était de répondre aux questions que tous les étudiants d’Epitech étaient à même de se poser.
- Que deviendrons-nous après l’école ?
- A Quel type de poste pourrions-nous prétendre?
- Quelle rémunération moyenne obtiennent les jeunes diplômés ?
Nous parlions également de sujets en rapport avec ce qui nous passionnaient (veille technologique, projets étudiants…). Cela nous changeait des longues heures de développement et nous permettait de rencontrer des étudiants de promotions différentes à travers la distribution chaque mois du nouveau numéro dans les locaux d’Epitech/Epita/Etna. Ce journal a rencontré un grand succès auprès des étudiants, mais également auprès des professeurs d’Epitech. Aujourd’hui il a cessé d’être publié, mais j’espère le voir renaître un jour.
Des souvenirs ?
Parmi mes nombreux souvenirs, je mettrai surtout en avant les liens d’amitié que j’ai tissé à l’Epitech. Lorsque j’étais en 3ème année j’ai rencontré des difficultés financière qui ont fait que j’étais sur le point d’arrêter mes études. Finalement, j’ai continué grâce au soutient de mes camardes de promo et au soutien de mon ami Frédéric Pélanjon, qui m’a conseillé de faire un crédit et de ne surtout rien lâcher. Je les remercie tous très chaleureusement de m’avoir soutenu et encouragé. Aujourd’hui je suis diplômé et mon crédit est remboursé.
Une anecdote liée à mon projet de fin d’étude (aujourd’hui EIP ndlr), NOOFS (système de fichier Unix réseau stockant les fichiers en BDD) me revient également en mémoire. Au début, peu d’étudiants croyaient en ce projet très complexe et ambitieux. Nous avions énormément travaillé et au final, suite à de longs week-ends de code, à des dizaines de nuits blanches et malgré les doutes, malgré les soucis internes que nous avions rencontré, nous sommes parvenus à sortir, pour nos soutenances, une release qui fonctionnait. Cette réussite a fini par susciter un grand engouement chez les étudiants, mais également chez les responsables de laboratoire de l’école. Nous avions d’ailleurs organisé une conférence à laquelle étaient conviés de nombreux élèves et un certain nombre de professionnels.
Ce projet a ensuite été présenté au salon Linux Expo. Nous avions été contactés par Richard Stallman (fondateur du projet GNU) qui souhaitait faire porter notre solution sur hurd.
Enfin, un dernier souvenir intéressant lié au Labconsole. En projet libre de 2eme année j’ai choisi de travailler sur la réalisation d’un jeu vidéo sous Dreamcast. Un sujet amusant mais très complexe à mettre en place.
Le travail en équipe n’est pas toujours simple et nous avions évidemment rencontré un certains nombres de difficultés. Nous avons passé de nombreuses nuits blanches à réaliser les décors, les personnages et animation en 3D, mais au final cela a été payant.
Psykobomber était un super « bomberman 3D » réalisé en C++ avec l’aide du moteur 3D IRIS. Nous avons été aidés par deux amis designers que je tiens à remercier : Emmanuel Strohm et David Bourdet. Un petit clin d’œil au passage à Omar CORNUT avec qui j’étais au Labconsole et qui doutait sur son avenir dans le monde du jeu vidéo. Quant on pense qu’il s’est vu décerner le prix du meilleur jeu vidéo 2008 avec Soul Bubble.
Quel est ton parcours depuis Epitech ?
Au cours de l’été 2005, j’ai intégré A2I à temps plein puis je suis passé à 3 jours par semaine lorsque j’ai entamé ma 4ème année. J’ai été recommandé par un ancien d’Epitech, Antoine Pruvos, que je tiens à remercier très chaleureusement. Je devais migrer une solution logicielle en production en milieu critique (usines d’impression 24/24) de VB/Access vers VB/MySQL. Ensuite, nous avons constaté une forte demande en termes de mise en place de solution logicielle chez nos clients. C’est pour cette raison que j’ai pris la décision de me faire épauler par des étudiants stagiaires, issu majoritairement de l’Epitech puis en provenance de BTS et de formation universitaire par la suite. L’expérience a été très concluante, je l’ai renouvelée à plusieurs reprises pour des missions (Cristal, CDD…). J’ai recommandé 23 personnes au total dont la moitié issue d’Epitech et permis 50 contrats (Stage, CDD, Cristal, CDI…). C'est de cette façon que j’ai pu monter une petite équipe de développeurs qui m’a épaulé durant toutes mes missions client.
J’ai également sous-traité une grande partie des projets web à une société fondée par des anciens d’Epitech tout d’abord (DTExpert) puis à des designers freelance par la suite, pour des raisons de compétences que nous ne possédions pas (Flash, Photoshop, Design…) mais également pour des raisons de délais à tenir. Suite à toute cette expérience enrichissante, j’ai été engagé en septembre 2006 en CDI en tant que responsable développement logiciel. Le poste était très intéressant, il me permettait d'intervenir à tous les niveaux que ce soit pour de la simple prospection / réponse à des appels d’offres, ou pour de l’étude et estimation projet (coût/délai), mais également pour la mise en place et la maintenance des solutions logicielle. J’étais également en charge de la phase recrutement, formation et encadrement de l’équipe, partie qui m’a beaucoup apporté et qui me passionne encore.
Aujourd’hui je me sens totalement épanoui. Je fais un métier qui me plaît et qui m’offre de nombreuses opportunités de carrière.
Quels sont tes projets professionnels à venir ?
Suite à une longue réflexion, j’ai pris la décision de quitter le poste que j’occupais depuis maintenant 3 ans et demi pour me lancer dans une nouvelle aventure qui, je l’espère, sera toute aussi passionnante.
Les type de poste que je recherche sont les suivants :
- Chef de projet technique
- Responsable développement logiciel
- Ingénieur développement sénior (LAMP, VB, C…)
- Ingénieur développement junior (J2ee, .Net …)







