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      Retour #2 sur la deuxième session des soutenances des EIP promo 2019

      18.01.19

      Les soutenances des groupes EIP (Epitech Innovative Projects) devant un jury externe ont commencé. Pour la deuxième session ce jeudi 17 janvier, un tiers des groupes a pitché le projet sur lequel il a travaillé pendant sa scolarité. Certains sont encore en voie de développement, d’autres carrément prêts à être industrialisés. Epitech a invité une dizaine de représentants d’entreprises à venir découvrir les projets EIP de l’année 2019.

      « Ça fait plaisir de voir des étudiants motivés et fiers de ce qu’ils font » : c’est le ressenti global des jurés de la deuxième session de soutenance des projets EIP. Le jury, composé de représentants d’entreprises, de startups, et d’autorités publiques, connaît bien l’exercice. Florent Guichardot par exemple, responsable IT du groupe Monétique de BNP Paribas, est souvent juré pour d’autres écoles d’ingénieurs comme Centrale. « Globalement, raconte-t-il, les présentations des étudiants d’Epitech sont bien faites et professionnelles, les étudiants sont à l’aise à l’oral ».

       

      Des étudiants se préparent à passer leur soutenance de projet EIP dans le lab EIP d’Epitech Paris

       

      Il a aimé le format de ces soutenances, à savoir que le jury doit choisir, à la fin des pitchs, s’il serait prêt à investir dans ce projet : « ça nous oblige à juger la vision qu’ont les étudiants de leur projet, et non seulement le niveau technique ».

      « Aujourd’hui, les entreprises recherchent des profils pluridisciplinaires »

      Car aujourd’hui lorsqu’on est développeur, il faut avoir une vision. C’est du moins ce qu’il est ressorti de ces soutenances de projets de la part de tous les jurés. Paul de la Taille, Business Développeur chez Ignition Program, une plateforme de recrutement en startup ; connaît bien les problématiques d’emploi actuelles : « je sais qu’aujourd’hui, les entreprises recherchent des profils pluridisciplinaires. Les développeurs ne peuvent plus juste appliquer des consignes, ils doivent faire preuve d’initiative et c’est ça qui fait la différence ».

       

       

      C’est que ces EIP sont de réels projets d’entrepreneuriat. On demande aux étudiants à ce qu’ils aient un business model et un plan marketing. Difficile pour des étudiants en informatique, mais pas impossible. « Et puis de toutes manières, c’est pendant les études qu’on doit se tromper » rappelle Pierre Sulpice, Ancien d’Epitech Paris Promo 2013, et co-fondateur de The Machinery, une startup de simulation de lancement de produits existants. « Certains projets ne sont évidemment pas aboutis, mais c’est normal ! Il ne faut pas attendre des étudiants qu’ils nous présentent un projet professionnel. Mais j’ai l’impression que ça évolue chez Epitech car à mon époque on nous apprenait à faire des projets, et aujourd’hui les étudiants apprennent de plus en plus à faire des produits ».

      Construire un projet brique par brique au plus près du marché

      Selon lui, c’est le plus important. Les étudiants doivent toujours partir d’un besoin d’utilisateur, et non pas d’une idée de développeur. En général, c’est quand les projets répondent à des besoins d’un public de niche qu’ils ont le plus plu. Raphaël Frayssinet, Innovation Project Manager au Groupe ADP (Aéroports de Paris) a avoué que ses projets préférés étaient ceux auxquels il ne connaissait rien à l’origine. « Les étudiants étaient passionnés et connaissaient vraiment leur marché et leurs potentiels clients. Ils avaient fait une vraie étude de marché avant de lancer leur projet, ils ont fait des enquêtes de terrain et nous ont pitché un EIP répondant à une vraie problématique. Par exemple, un groupe d’étudiants passionnés de jeux de rôles m’ont transmis leur enthousiasme et m’ont donné envie de vouloir investir dans leur projet », raconte Raphaël Frayssinnet.

       

      Un groupe EIP présente son projet devant le jury

       

      Hacene Lahreche, chef de l’unité technologie et innovation à l’ARCEP, l’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes, est également de son avis. Les étudiants qui ont créé des projets évoluant dans des marchés de niche fonctionnent plutôt bien : « Je pense que la pédagogie par projets forme des étudiants dynamiques et intéressants. On voit qu’ils sont opérationnels et nous, ça nous donne envie de travailler avec eux ». Et Raphaël Frayssinnet de confirmer : « La méthode pédagogique d’Epitech est vraiment dans l’air du temps ».

      Merci à tous nos jurés de s’être prêtés au jeu !

      Hacene Lahreche de ARCEP, Martin Van Laere de Vente Privée, Paul de la Taille et Laure Daougabel de Ignition Program, Thierry Mazuy, Patrick Konteli et Florent Guichardot de BNP Paribas, Pierre Sulpice de The Machinery, Raphaël Frayssinet de l’ADP, Elsa Thomas-Pinzuti de BeNext, et enfin Dominique Michoux de Pôle Emploi.