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      Nicolas Vincent (Promo 2011) et Nextdoor, de San Francisco à Paris

      12.02.18

      Si vous suivez l’actualité des start-up, vous n’avez pu manquer d’apprendre, qu’un nouveau type de réseau social arrive dans nos contrées ou plutôt : dans nos quartiers. Nextdoor ambitionne en effet de retisser les liens entre voisins des grandes agglomérations. Et ça marche, fort. Nicolas Vincent, Epitech promo 2011, fait partie de l’équipe basée à San Francisco en tant que « software engineer ». Puisqu’il est revenu à Paris pour aider à l’implémentation de Nextdoor ici, nous en avons profité pour le rencontrer et qu’il nous raconte son parcours depuis sa sortie de l’école.

      Le rêve américain

      Après avoir achevé le cursus en 2011, Nicolas a trouvé du travail sans difficulté, comme tout Epitech. Sauf que, travaillant alors dans le milieu de la finance, le jeune titré ne se sent pas le plus à son aise dans cet environnement de travail. L’idée de partir aux États-Unis le taraude, notamment parce que « j’ai fait ma quatrième année à l’international à Long Beach. J’ai donc fait mon LinkedIn, commencé à envoyer des CV, passé des entretiens sur Skype. Malgré le décalage horaire (sourires), j’ai fini par décrocher un poste chez CouchSurfing à San Francisco ».

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      Choc culturel

      Ravi de quitter Paris début 2012, il a presque un choc en découvrant son nouveau lieu de travail californien : « les bureaux étaient incroyables, très confortables. Il y avait des canapés et des parasols partout. Ils m’ont même logé pendant trois semaines, à l’étage… Il y avait une petite chambre que j’ai partagée avec un autre Français qui, lui aussi, venait d’être embauché ». En charge des serveurs et de la migration des bases de données, Nicolas n’est toutefois pas entièrement satisfait : « ce n’était pas ce que je voulais faire, je voulais me positionner en tant que développeur front end / back end. Et j’ai fini par trouver ce que je cherchais ».

      TechCrunch

      « J’ai donc rejoint l’équipe TechCrunch pour travailler sur la refonte complète de leur site. C’est l’un des plus gros projets sur lesquels j’ai travaillé ». Poids lourd aux États-Unis, le site spécialité dans l’actualité technologique avait, en 2012, plus de 12 millions de lecteurs par mois et 40 millions de pages vues. Des chiffres impressionnants pour notre alors tout jeune Ancien qui a profité de l’effervescence du site pour acquérir de l’expérience : « À l’époque, il y avait 130 000 articles sur le site. Aujourd’hui, il y en a peut-être 200 000. C’était un très gros morceau, le serveur publicité par exemple est énorme ».

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      Nextdoor

      Mais quatre ans plus tard, Nicolas songe à changer d’air, « je n’étais plus challengé techniquement comme au début. Je souhaitais vraiment faire plus de projets de refonte (site, database, architecture…). C’est pour ça que j’ai signé chez Nextdoor, un réseau social qui met en contact les voisins d’un même quartier. J’y travaille depuis un an et demi ».

      Créer du lien

      « En France, 17% des gens ne connaissent pas leurs voisins et plus de 40% des Français n’en connaissent qu’entre un et trois… C’est très peu. Si Facebook nous permet de discuter avec des gens situés à l’autre bout de la planète, rien ne permet de mettre vraiment en relation les habitants d’un même quartier. Pourtant, la vraie communauté, la plus importante, c’est celle où on habite. Quand on a des enfants à faire garder, un animal de compagnie à retrouver, on met un message sur Nextdoor ». Qui a dit « phygital » ?

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      Un succès international

      Créé en 2011, le succès de ce réseau social ne se dément pas, « on marche très bien aux USA. Plus de 165 000 quartiers ont adopté le site, ce qui représente des dizaines de millions de personnes inscrites sur le site. À l’échelle mondiale, on a 185 000 quartiers. Plus de 13 000 au Royaume Uni, 2 500 en Allemagne et 6 000 aux Pays Bas. La prochaine étape est donc la France ».

      Mapper pour s’implanter

      La difficulté de Nextdoor reste à « mapper » correctement les quartiers. Les villes européennes étant organisées différemment des villes américaines, il est plus difficile de définir à la perfection certains quartiers : « C’est difficile de mapper un quartier, il y a toujours des gens qui se plaignent. À nos débuts, Nextdoor a laissé les premiers utilisateurs créer une carte avec un outil permettant de faire ses propres frontières et forcément, d’autres utilisateurs n’étaient pas d’accord avec la map les concernant… Maintenant, la plupart du temps, on utilise les jeux de données proposées par les villes ou le gouvernement. On paie aussi des gens pour mapper, tous les jours, les quartiers en France pour éviter au mieux ces soucis ».

      Séduire Paris puis la France

      Une fois mappé, il ne manque plus au réseau social que les premiers utilisateurs, d’où le retour de Nicolas dans nos pénates : « Mon rôle ici, c’est d’aider en cas de problèmes techniques sur place. Je fais aussi des interviews pour faire connaitre le site. C’est très intéressant et pour le site et pour moi, de faire de la pub pour ce à quoi j’ai participé. » La revue de presse est bien plus longue que les liens donnés plus haut, des médias généralistes aux plus spécialisés, on peut dire que l’arrivée de Nextdoor a fait son effet.

      Guys next door

      « Quand on est le premier à arriver sur le quartier, résume Nicolas, on est le membre fondateur. On peut alors envoyer des cartes postales autour de chez nous sans avoir à connaitre les adresses ou les e-mails de ses voisins. Un code d’invitation se trouve sur ces cartes postales. Le but, c’est de voir d’abord comment ça fonctionne dans Paris et en banlieue parisienne avant de s’attaquer aux grandes villes françaises ». Et Nicolas retournera dans sa ville d’adoption et ses voisins que, lui, connaît bien.

      Pour intégrer ce nouveau réseau social, c’est ici.