Le réseau national :

Startup Station, un start-up studio à Perpignan

Nicolas-Pouysegur-Epitech-Toulouse-Startup-Station-GCOM-Perpignan-1.2.jpg

La tendance des start-up studios a été adoptée en France aussi. À Perpignan, Nicolas Pouysegur est au cœur de Startup Station, start-up studio lancé par GCOM avec le soutien des collectivités. Promo 2016, plein de bagout et débordant de motivation, il est déjà chef de projet dans cette structure orientée smart data et nous explique les ressorts de cette dynamique appliquée dans la toute nouvelle région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées.

Studio et maison

Dans un startup studio, les idées d'entreprise sont élaborées en interne, différence élementaire par rapport à un accélérateur ou un incubateur. Les propositions ne sont donc pas amenées par des porteurs de projets extérieurs que l'on conseille, ou « mentore » pour reprendre le langage de la méthodologie start-up. Ce sont des projets maison qui bénéficient d'une mutualisation des ressources internes.

Co-développement

Les managers du start-up studio ont identifié un marché, ils lancent une jeune pousse sur cette idée considérée comme viable. Ils travaillent directement à leur développement en participant plus ou moins fortement au capital. Le plus connu des start-up studios est certainement Rocket Internet. En France on cite souvent eFounders comme modèle.

Déclinaison

Nicolas nous confirme que c'est bien ce modèle qui est dupliqué par GCOM et son Startup Station. « Le principe : GCOM a pour ambition d'encadrer et d'aider des jeunes entrepreneurs, des personnes courageuses et motivées pour leur apprendre à développer ou leurs propres idées ou des idées que nous avons défini comme viables ».

Nicolas-Pouysegur-Epitech-Toulouse-Startup-Station-GCOM-Perpignan-photo.jpg

Rassurer par l'expertise

« Ce qui rassure dans un start-up studio, c'est cette expertise de l'idée. Beaucoup d'entreprises aujourd'hui se lancent avec une idée, éventuellement une analyse du marché mais sans vraiment en connaître tous les tenants et les aboutissants... Or certaines erreurs que l'on peut commettre peuvent être fatales, même si l'on arrive avec la bonne idée au bon moment. Nous offrons un cadre et un environnement qui permet, avec une dynamique forte, de pouvoir s'adapter et modifier le cap si besoin et pivoter ».

Viabilité et faisabilité

« Ce sont des projets qui ont été étudiés, avec des prospects identifiés. Souvent, c'est lié à des demandes d'entreprise. Un exemple : comme le secteur des télécoms est tenu d'agir sur les zones blanches, nous avons un projet sur le sujet. C'est un projet viable et économiquement fort. Nous avons de beaux projets en la matière, nous sommes liés à beaucoup d'entreprises. Dès lors, nous avons plein de postes libres pour travailler sur ces projets.»

6 mois de gésine

« On peut bien sûr venir avec ses propres idées, celles-ci sont évaluées par nos soins, selon le même système et grille d'analyse. L'idée est d'apporter à quelqu'un de motivé et de courageux la possibilité d'avoir, avant tout, les outils, les moyens et les connaissances pour accéder à un certain niveau de gestion d'entreprise, avant de se lancer. Pendant les 6 premiers mois, l'équipe commence à travailler le projet, avec le concours d'un Sup de co ou autre école de commerce comme Toulouse Business School par exemple ».

Voler de ses propres ailes

« Startup Station permet de développer le projet et de ne pas laisser partir les jeunes entrepreneurs sans aucune base. Les locaux de GCOM sont juste à coté des nôtres. Cela revient juste à le détacher de GCOM, notre entité principale ».

Mutualisation

« On veut créer un pool d'entreprises, qui travaillent entre elles et qui mutualisent leurs ressources, l'infrastructure mais aussi l'expertise ... On travaille tous plus ou moins dans le même secteur, le smart et big data. Nous devons nous entraider pour évoluer vers un niveau assez homogène. Je pense qu'aujourd'hui si on veut prospérer de façon continue, on est obligés de mutualiser nos connaissances. De plus et à mon avis : on n'est pas un dieu dans tous les domaines quand on est jeune ».

Capital

« Le montage se fait au fur et à mesure, en fonction de ce qui intéresse d'abord la personne qui veut prendre la barre de l'entreprise, mais aussi en fonction du projet. La rémunération sera en fonction des ressources allouées au projet. »

Couper sans couper le cordon

« Les porteurs de projet restent en contact permanent avec nous. Pour cela, on offre un moyen de financement, l'accès aux locaux et l'environnement d'entreprise, avec une expertise forte aussi bien du côté technique que gestion. Aujourd'hui on est 15 personnes spécialisées, ce qui nous permet d'accompagner efficacement ces futurs entrepreneurs. »

Nicolas-Pouysegur-Epitech-Toulouse-Startup-Station-GCOM-Perpignan-batiment.jpg

Soutien public

« Ces locaux ont été créés par les collectivités, nous sommes autonomes. On est tous très jeunes, la moyenne d'âge est de 25 ans, on vient tous d'horizons très différents, que ce soit Epitech, Sup de co, Toulouse Business School, INSA... Nous avons comme vocation de créer l'entrepreneur de demain, avec nos homologues d'origines et d'écoles différentes (commerce, gestion, marketing, informatique etc.). Nous pourrons ainsi évoluer tous en même temps... ».

Playa

« Perpignan n'est pas pour rien la 9ème ville la plus demandée en France... On est à 40 mn de l'Espagne, à une demi-heure de la montagne, un quart d'heure de la plage, on a beaucoup de soleil... On a 300 m2 de locaux tout neufs, à énergie positive, avec vue sur la neige et la mer. Nous voulons favoriser un environnement propice à la réussite. On n'a pas de bouchon, rien de tout ça. On veut éviter tout ce qui est stress, ce sont de très beaux locaux, sans aucune porte par exemple, un air pur, le soleil, la nature ».

No pain no gain

« Actuellement nous avons des stagiaires d'Epitech. J'aimerais que mon école soit représentée dans cette belle opportunité qu'est Startup Station pour beaucoup d'entre nous. Il est vrai, que nous sommes un peu formés à la dure dans cette entreprise parce que le cœur est la satisfaction du client. Si on veut manger, il faut travailler... »

  • Catégorie Thématiques
  • Posté le 18/01/2016
  • Lien