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Immersion dans le laboratoire innovation de Dassault Sytèmes

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Quatre étudiants du domaine Virtuality de l'Epitech Innovation Hub - Caroline Bagnost et Thomas Solignac (Epitech promo 2015), Dorian Pinaud et Anthony Boucher (promo 2016) - ont visité vendredi 10 janvier l'iV Lab de Dassault Systèmes.

Ils y étaient invités par David Nahon, responsable de ce laboratoire d'innovation spécialisé dans l'Immersive Virtuality (iV). Ils étaient accompagnés de Thibaut Royer, leur Tech' Mentor et Michel Sasson, consultant en innovation et intervenant au sein du Groupe IONIS.

Ce « virtual activity studio » s'intéresse aux nouvelles expériences utilisateurs qui impliquent le corps en interaction avec le virtuel. Dassault Systèmes est un des leaders mondiaux des solutions logicielles 3D - comme par exemple la suite Catia.

Comme un showroom, ce studio simule le comportement de voitures, de bâtiments ou d'objets quotidiens en amont de leur fabrication (et accessoirement, de réaliser d'importantes économies...). BMW, Boeing, le musée Guggenheim de Bilbao, parmi d'autres, ont déjà profité de ce service.

Pour l'automobile, leurs technologies de réalité augmentée permettent, à partir d'une maquette de voiture, de « plaquer » dessus à peu près tout ce que l'on veut : changer la couleur de la carrosserie, ajouter des descriptions, ouvrir le capot, voir l'intérieur, modifier la forme de ce que l'on voit. Un outil potentiellement parfait pour un salon automobile ou pour des designers voulant retravailler un modèle.

Une immersion qui fait perdre ses repères

Le clou de cette visite : la salle immersive constituée de deux murs et d'un sol écrans, le tout relié à des capteurs sur des lunettes permettant une vue en 3D.
Cet espace de réalité augmentée donne une impression « d'immersion telle qu'une perte des repères spatio-temporels se crée, provoquant une vraie tension entre le virtuel et la réalité », selon Anthony Boucher.

Autre démonstration : une application de sensibilisation aux troubles de la vision dans le cadre d'un appartement, avec un mur réel derrière le mur virtuel qui pose un filtre sur ce que l'on voit, par exemple l'effet tunnel ou le fait d'être myope. Ce qui permet de comprendre, en le "vivant", le problème ophtalmique de la personne.

C'est une problématique sur laquelle travaille le domaine Virtuality, en partenariat avec l'Institut de la Vision, via l'Oculus Rift.

Une dernière démonstration a particulèrement intéressé le groupe : la reproduction à l'identique d'un être humain, pour sensibiliser au phénomène de  « vallée dérangeante ». Le fait d'être immergé et d'avoir ce modèle en vis à vis crée un véritable malaise, une expérience en soi... qui est d'ailleurs le but premier de ce « virtual activity studio ».

Une visite qui ouvre en tout cas bien des perspectives.

  • Catégorie L'innovation
  • Posté le 22/01/2014
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