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Angela, un chatbot surgi du hackathon VivaTechnology 2017

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Au-delà des chiffres assez ébouriffants pour une deuxième édition seulement - 68 000 visiteurs, 6 000 start-up, 1 400 investisseurs, entre autres - sans parler de la visite d'Eric Schmidt, président exécutif d'Alphabet Inc. (qui chapeaute Google) ou de John Chambers (président exécutif du conseil d'administration de Cisco Systems et son CEO pendant 20 ans), la plupart des 1 900 journalistes ont eu tendance à oublier qu'il y avait aussi un hackathon organisé à VivaTechnology 2017. Pas nous, puisque Victor Debray et Théo Penavaire (tous deux Epitech promo 2020) font partie de l'équipe qui a remporté l'un des 4 challenges, avec 10 000 € à la clé...

Le premier Hackathon de VivaTech

Victor nous rappelle le contexte : « pour ce hackathon, le premier organisé à VivaTech(nology), il y avait 4 sujets. On était cinq groupes de dix par sujet, l'équipe qui remportait les suffrages des experts remportait 10 000 euros. Nous, on a choisi de travailler sur la partie IA, la partie Microsoft dite "Tracing Control" ».

Cosmos et Azure

« Le but, poursuit Victor, c'était de nous faire travailler sur la nouvelle plateforme Microsoft, Cosmos. Cosmos est en fait un « layer » de Microsoft Azure qui est une plateforme d'API et qui permet de faire du Machine Learning et de l'IA. Après, Azure reste assez compliqué et abstrait pour des novices, comparé à Cosmos qui est plus abordable... ».

No sleep

« Le hackathon commençait le vendredi à 16h, on a rendu le lendemain à la même heure. On a passé 14 à 16 heures à faire du code après un bon moment de brainstorming. On n'a quasiment pas dormi... J'ai fait juste VivaTech-2017-Startup-Connect-innovation-open-innovation-IONIS-Education-Group-Epitech-Maurice-Levy-Publicis-3.jpgune petite sieste et, pour l'anecdote, Maurice Lévy de Publicis s'est pris en selfie avec moi en train de dormir... ».

Solitude et engagement

« Pour Angela, l'idée vient d'un constat simple, alimenté par les conférences de VivaTech' et qui revient à souligner que les gens dans les grandes entreprises ne sont pas assez "engagés", il n'y a pas assez de vecteurs de socialisation. Les gens ne se connaissent pas, résultat : soit ils partent en télétravail soit ils démissionnent (sic)... On avait aussi remarqué que cette démarche sociale était déjà implémentée dans la plateforme Microsoft Office avec un profil utilisateur, un peu pareil à celui de Facebook, à la différence que c'est vide ».

Chatbot

Théo résume, « on est donc partis sur une façon de raffermir les liens entre collaborateurs. C'est par l'intermédiaire d'un chatbot qu'on a mis l'idée en application, on l'a appelé Angela. Angela récupère les informations relatives à la personne, disponibles sur internet via Twitter, LinkedIn, Facebook pour mieux accueillir les nouveaux entrants dans les grandes entreprises. C'est un chatbot qui peut aussi créer des groupes d'affinités, ce qui permet d'engager plus facilement la conversation ».

Briser les parois

« Avec Angela, reprend Victor, on veut briser la glace en proposant un "matchmaking" de centres d'intérêts avec des personnes du même département, du même service et plus si affinités, justement. Ça, c'est pour la partie "boarding", après, on a vu un peu plus "complet" ».

L'utile et l'agréable

Théo explicite le concept de « complet » : « par exemple, si je suis développeur et que je dois faire un rapport mais qu'il y a des choses que je ne sais pas faire ou ne connais pas, je peux demander à Angela de "m'aider". Je lui expose mon problème et lui demande de trouver quelqu'un dans l'entreprise qui peut m'aider. Sauf qu'en plus, Angela va chercher des centres intérêts communs pour qu'en dehors du sujet principal, on puisse créer du lien avec mon interlocuteur que le chatbot m'a trouvé, et avoir une conversation intéressante. On a de même créé des outils de catégorisation qui permettent de déceler les intentions dans une phrase ».

L'X

Victor ajoute « (avoir) eu la chance de pouvoir compter dans l'équipe sur deux personnes de Polytechnique qui nous ont fait un modèle d'algo et l'ont entrainé pour optimiser le "bot". On était dix personnes : deux Epitech et deux personnes d'une autre école informatique qui sont des amis à moi, on se connait bien ce qui a fait l'unité de notre groupe, notre dynamisme. On avait deux autres personnes, l'une qui avait lancé une start-up, l'autre plus spécialisée sur l'utilisation juridique des data et qui pouvait nous dire ce qu'on avait le droit de faire ou pas, avec les données. Et enfin, deux autres personnes qui faisaient aussi partie de Polytechnique ».

La récompense

« Du coup on gagné 10 000 euros à dix, ce qui est très bien pour le temps que l'on a passé dessus. C'est une très bonne idée d'avoir été à VivaTech'. On ne pensait pas gagner car on voyait arriver des développeurs plus expérimentés en Machine Learning et en IA et on pensait qu'ils allaient nous "clasher". Sauf que notre côté novice nous a peut-être permis de faire des choses simples, mais qui fonctionnaient. Grâce aux outils de Microsoft, on a pu facilement s'intéresser au projet. On est super heureux ».

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Networker

Théo conclue, « à Vivatech, je savais qu'il y avait énormément de start-up, et comme je cherchais un "part time" pour le début de notre troisième année... C'était une bonne occasion. Le dialogue était très facile à engager avec tous les participants, on a pu discuter et vraiment échanger. On a récolté beaucoup de contacts et on a trouvé pas mal de plans pour nos stages... ».

  • Catégorie Evénements
  • Posté le 27/06/2017
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