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Le SpeedHack Sony Music x Epitech

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Ceci peut sonner comme un paradoxe quand on sait ce que la compression numérique des formats musicaux a causé comme dommages pas collatéraux sur l'industrie musicale mais celle-ci a retrouvé le sourire aussi grâce au numérique, via le streaming. Sony Music Entertainment France a décidé d'aller plus loin encore dans l'exploration du champ des possibles technologiques, en travaillant avec Epitech et ses étudiants.

Première collaboration

C'est le 7 février qu'a eu lieu le premier « rush » Sony x Epitech, au siège de la première. Pour labelliser ce genre d'opération, on parle aussi d'un « SpeedHack » : comme un hackathon mais sur une seule journée. Au cours de celle-ci, un duo de collaborateurs de 7 des labels de cette « major » de l'industrie musicale ont travaillé avec une équipe étudiante. Ce SpeedHack a commencé le matin avec le dévoilement de la problématique du jour, pour finir par des pitchs devant un jury composé par le top management de l'entreprise, en début de soirée.

Opération nationale du côté Epitech

En amont de cette « opération innovation », après que Michaël Turbot, responsable de l'innovation & des nouveaux usages au sein de la structure française de Sony Music Entertainment, ait présenté les enjeux entourant cette journée, l'école a diffusé un appel à candidatures auprès de la totalité de sa communauté étudiante pour, in fine, sélectionner les étudiants les plus motivés. Ils sont venus d'Epitech Bordeaux, Lyon (2 groupes), Montpellier, Nantes, Paris et Strasbourg. Ils étaient 26 en tout, un beau mix inter-promos et inter-villes du réseau national Epitech.

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Une histoire de révolution numérique

Comme le souligne Michaël, « notre industrie musicale est la première à avoir affronté la révolution numérique de plein fouet ». Vincent Birbès, directeur du développement digital et commercial de Sony Music Entertainment France nous donne des chiffes pour mettre en perspective la force de la vague qui s'est abattue sur ce secteur : « je n'ai pas d'exemple d'une industrie qui a perdu 60 % de ses revenus en 10 ans voire même sur une période plus courte, mais qui est en train de se transformer : depuis 2 ans, nous sommes à nouveau en croissance. Pour 2017, on vient d'annoncer une croissance de presque 4 %, on est en train de faire la bascule mais c'est vrai que cela a pris du temps ».

Le modèle streaming

« Il a fallu quelques années mais finalement, notre industrie a su réagir à l'arrivée d'Internet et du changement de business model. On le constate aujourd'hui avec le streaming » reprend Michaël. Vincent Birbès poursuit, « nous nous devons d'être ultra vigilants sur ces nouvelles évolutions, parce qu'il y en aura d'autres ! C'est pour cette raison que nous avons créé un poste de direction de l'innovation pour être le plus ouverts possible sur le progrès et les nouveautés qui ne vont pas manquer de nous toucher dans les années à venir ».

Nouvelle génération

« C'est la raison, aussi, de ce partenariat avec Epitech : nous nous devons d'être en permanence au contact de ces nouvelles technologies, de ces nouvelles façons d'appréhender notre futur et le futur de la musique avec des jeunes étudiants de diverses branches et cet aspect très technique avec une école comme Epitech est très intéressant ».

Profusion d'idées

À la première écoute de la problématique - comment optimiser la relation d'un fan avec un artiste Sony Music ou son catalogue -, on aurait pu facilement penser que les équipes salariés / étudiants se seraient focalisées sur l'aspect social de ces choses numériques mais ce ne fut pas le cas. Un seul projet s'est vraiment orienté sur cette question, en retournant les termes du problème d'ailleurs... Synchronisation de plateformes pour « entertainer » une des pratiques les plus populaires parmi les jeunes - quelle est la première industrie culturelle ? ce n'est pas l'industrie musicale -, jeu mobile en réalité augmentée, « serious game », hardware, plateforme collaborative pour « scouter » les talents et pas juste les talents musicaux - un label travaillant avec des vidéastes, des graphistes et bien d'autres métiers créatifs...

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Aller voir ailleurs

Comme le dit Edouard Rondeau, project manager chez A+LSO qui a cogité avec le binôme de son label toute la journée avec Melvin Personnier, promo 2020 et d'Epitech Lyon comme Mohamed-Laïd Hedia (promo 2020), Jamy Bailly (promo 2020) et Sylvain Girod (promo 2018)
, « pour nous, le but c'était surtout de pénétrer des secteurs où aujourd'hui l'industrie musicale n'est pas présente. Notre idée, c'était d'arriver, par un jeu, soit à faire adhérer à un groupe, soit le suivre via ce jeu, soit encore le faire découvrir tout simplement grâce à l'expérience proposée ».

Speed c'est rapide

« Évidemment avec un format comme ça, on ne voit pas la journée passer, poursuit Edouard... En revanche, on est arrivé très rapidement à l'idée, dès la matinée on avait presque modélisé la chose. Je pense que ça aide d'arriver avec un groupe prédéfini, comme ici avec les garçons. Pour résumer, c'était cool, carrément cool. On a appris plein de trucs, en plus, notamment sur les nouveaux canaux de diffusion : Discord c'est pas moins de 87 millions d'utilisateurs en décembre 2017, par exemple... ».

Paroles de gagnants

« On est très fiers d'avoir gagné, avoue, elle, Marie Kliszowski, project manager chez Columbia records. J'ai trouvé le format de cette journée hyper intéressant. Il y a eu plusieurs étapes : discussion et interactions avec les étudiants d'abord, pour analyser leurs points de vue, leur vision de la musique, pas forcément de l'industrie mais leur consommation, leurs usages, la relation qu'ils ont avec les artistes en tant que fans et après, tout l'après-midi : développement de l'idée, la formaliser, savoir ce qui est techniquement possible. À ce niveau-là, j'ai appris beaucoup de choses évidemment parce que ce n'est pas ma spécialité mais ce que je retiens vraiment, c'est l'échange avec eux, extraordinaire ».

La différence avec les hackathons classiques

La diversité des projets proposés a fait plaisir au jury qui en a primé trois. À la différence de bien des hackathons, ce premier SpeedHack entre Sony et Epitech n'était que la première itération d'un process qui va se poursuivre en concrétisant ces idées distinguées. Ces 3 projets verront en effet le jour via le support du Hub Innovation de l'école. « C'était l'un des buts de cette journée, souligne Vincent Birbès : arriver à des projets qui soient faisables, pour les mettre en place très vite, en fonction des contraintes évidemment. On n'a pas initié ce partenariat pour faire joli mais pour déboucher immédiatement sur une application directe, avec des idées-forces développées dans les semaines qui viennent ».

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Sang neuf

« Cette journée complète qu'ont passée vos étudiants avec nos employés a montré de la créativité, des idées ont été retenues, elles ont intéressé énormément de personnes dans la société, à tous les niveaux. Tout le monde a été impliqué, des assistantes aux plus hauts managers, en passant par des chefs de projets, des responsables promo et des directeurs artistiques. Tout le monde a trouvé que cette journée a amené beaucoup de fraicheur, de sang neuf, d'idées nouvelles ».

Bénéfice collaborateurs / bénéfice étudiants

« Je pense aussi que ce type d'opération permet aux étudiants de se confronter à une autre réalité, codifiée (et non pas codée... sourires). C'est bien de leur dire que sur le papier, tout est possible mais que nous avons quelques barrières que nous ne pouvons pas franchir tout simplement parce qu'on a des comptes à rendre, des ayant-droits à défendre et qu'il y a des lois à respecter. Notre métier, c'est de produire des albums, de produire des artistes et ce travail de production amène aussi quelques guidelines, des contraintes, qu'on a partagées avec eux ».

La richesse de la contrainte

Lysa Damon (promo 2020, Epitech Paris), membre de l'équipe arrivée première confirme : « Moi j'ai adoré cette journée, c'était hyper intéressant, le format de l'équipe, la structuration de l'idée, c'était super bien. C'était le premier hackathon que je faisais en entreprise, j'avais bien fait une game jam à Epitech mais j'ai trouvé celui-ci beaucoup plus intéressant. Parce qu'on avait de vraies problématiques à résoudre ».

Ravis

« Nous on est arrivées un peu "comme ça" avec Héloïse (de Villepin, promo 2020 idem), en se demandant si on allait être à la hauteur et au final, on a gagné. En plus, on va continuer le projet ce qui va lui donner encore plus d'ampleur et c'est génial, ça nous donne vraiment confiance en nous ». Le mot de la fin est pour William Herrgott (promo 2020, Epitech Strasbourg) : « cette journée était vraiment top, du coup si vous en refaites une, je suis grave chaud ! C'était vraiment super ».

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(Une partie des participants, dont Lysa et Héloïse côte à côte au milieu)

  • Catégorie Evénements
  • Posté le 22/02/2018
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