Le réseau national :

La Maker Faire Paris 2016, c'est maintenant

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La Maker Faire Paris s'ouvre ce samedi 30 avril. De même que l'an dernier, la Maker Faire Paris édition 2016 se déroule au parc des expositions de la porte de Versailles. Comme il y a deux ans quand la Maker Faire investissait Paris pour la première fois au 104, comme pour l'édition 2015, des étudiants Epitech en équipe ou associés à des étudiantes e-artsup seront présents pour vous montrer leurs projets, disséminés un peu partout dans hall 5:1 du "parc des expo". Ne ratez pas ce rendez-vous techno-bricolo, rigolo mais pas seulement, parfois futuriste. Maker Faire Paris ferme ses portes le lendemain 1er mai.

« Présenté par Leroy Merlin »

Cette année, un sponsoring plus net est apparu, celui d'une enseigne de bricolage française bien connue. Rien de très étonnant pour ceux qui suivent l'actualité du mouvement Makers, Leroy Merlin ayant ouvert un TechShop tout près du Kremlin-Bicêtre et du campus technologique Paris-Sud du Groupe IONIS, à Ivry. Un endroit où l'on peut croiser parfois certains de ces mêmes étudiants ou mentors du Hub Innovation d'Epitech. Les étudiants d'Epitech sont des « makers » dans l'âme, à Paris comme partout ailleurs dans le réseau national des 12 écoles Epitech.

Blackfoot with Intel

On vous a souvent parlé de Kevin Lederman, Maxime Bourgeois, Arthur Davoine et Pierre-Marie Laguet, ils étaient en 2015 sur le stand Intel de la Maker Faire Paris. Depuis leur première place aux Trophées EIP 2016 avec le projet Orbit, ils ont créé leur start-up, Blackfoot, accélérée à ses débuts par StartUp42 puis incubée à IONIS 361, qu'ils conçoivent notamment comme un atelier de prototypage à destination d'autre start-up. Ils seront de nouveau sur le stand Intel pour vous présenter leur voiture télécommandée totalement hackée. Intel avait derechef pris cette « BlackFoot mobile » sous son aile pour la présenter à la Maker Faire Rome de l'an dernier. Vous pourrez revoir ce jouet qui n'en est plus un sur ce stand Intel de cette Maker Faire Paris. Peut-être que les garçons vous y parleront de leur nouvelle idée : hacker un hoverboard...

Collaborations Epitech x e-artsup

Les collaborations sont récurrentes entre Epitech et e-artsup, du vidéomapping des 2 derniers Forum EIP à moult projets inter-écoles, Picmate par exemple. Deux projets sur un mode prototype se présenteront à vous samedi et dimanche prochains. Il s'agit du dénommé Evidence, miroir connecté à vocation paramédicale et de Moug, un dispositif de borne et bracelets tendant à transformer de façon interactive les cours de récréation des écoles primaires.

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(de gauche à droite : Capucine, Manon et Adrien)

Evidence, assistance à la rééducation post-AVC

Evidence rassemble Manon Lapert en 5ème année à e-artsup en design de l'interaction (promo 2016), Adrien Albertini et Julien Treiber, tous deux Epitech promo 2016 également. D'après Manon, conceptrice d'Evidence qui va le présenter aux Grands Projets e-art de fin de cursus en juin prochain, « Evidence permet à une personne qui a subi un accident ou un traumatisme, soumise à une période de rééducation, d'avoir un soutien psychologique grâce à notre miroir connecté qui permet de lui montrer sa progression, une preuve visuelle de sa progression au fur et à mesure de sa rééducation ».

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Protocole de rééducation

« C'est par sessions qu'Evidence fonctionne, ces sessions s'inscrivent dans un protocole de rééducation : il y a un kiné, un ergonomiste, un psychologue, le médecin invite le patient à aller devant Evidence, il indique les zones qui ont été travaillées pendant telle période de rééducation et celles non travaillées. On a ainsi un suivi du médecin qui, directement par l'interface, va indiquer les zones qui ont progressé, ou pas (...) On montre au patient sa progression qu'il ne veut pas forcément reconnaître ; avec Evidence on prouve sa progression par une preuve visuelle, c'est un soutien psychologique par l'image ».

Miroir et Kinect

Adrien précise qu'il s'occupe « de tout ce qui est design interface, expérience utilisateur pour le médecin et le patient. Julien a lui pris en charge la programmation du miroir, dans le but de mieux capter les mouvements avec la Kinect, retranscrire les images sur le miroir. Il travaille avec Processing, pour tout ce qui est analyse sur la Kinect ». Manon ajoute de manière espiègle, « c'est "à cause de" moi (sourires) si on utilise Processing : je lui ai dit que s'il voulait que je l'aide à coder, il fallait qu'il utilise ce langage et pas un autre parce que c'est le seul que je connaisse... En termes de design, on travaille en effet beaucoup avec Processing parce que c'est vraiment un logiciel qui nous "comprend" bien ».

Moug

Moug n'est pas un synthétiseur mais « une borne de cour de récréation interactive, qui propose des jeux aux enfants leur permettant de jouer à d'autres jeux que les jeux classiques d'écoles primaires ». Capucine Thery, également promo 2016 à e-artsup en design de l'interaction, poursuit la description de son projet : « ce sont des jeux imaginatifs, collectifs et qui impliquent une activité physique ».

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Le filet aux papillons

« Le premier qui va être proposé en test et présenté à la Maker Faire, c'est celui que j'ai appelé « Le filet aux papillons ». Son principe est de chercher, via la balise, les papillons dans l'espace et dès qu'on en trouve un, il faut faire le geste de l'attraper, en faisant le geste de le faire avec un filet imaginaire ».

Mais encore ?

« Il y a une borne donc, qui initialise le jeu avec 3 écrans, les enfants se mettent tout autour, la borne explique les règles du jeu, le temps de jeu aussi, combien il y a de participants, d'équipes etc. Ensuite, les enfants vont dans la cour pour chercher les papillons, leur "balise" (une bracelet connecté) est éteinte, dès qu'un papillon apparaît, la balise s'allume, ils doivent faire le geste et en faisant ce geste, ils entendent un bruit qui leur signifie qu'ils en ont attrapé un. Jusqu'à la fin du jeu, ils ne savent pas quelle équipe a gagné, combien de papillons ils ont attrapé au total par équipe ».

Jeu techno

« La communication entre la balise et la borne se fait par wifi. Pour le prototype, Loic (Juillet, Epitech promo 2016) a travaillé avec un NodeMCU. Il nous reste à finaliser tout le reste dans les 2 mois, avant que je ne présente Moug aux Grands Projets de l'école ».
Si vous voyez des gens faire des gestes bizarres sans voir ni papillon ni filet, c'est que vous êtes à côté des projets a-artsup x Epitech...

  • Catégorie Evénements
  • Posté le 29/04/2016
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