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Avant, pendant et après le hackathon HackRisques

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Le hackathon #HackRisques, organisé par le ministère de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer et qui s'est déroulé au Tank du vendredi 18 au dimanche 20 novembre derniers n'était pas un hackathon comme les autres. La différence : une nette volonté de préparer ce hackathon très en amont voire de lancer les prémices des projets et de la même façon, suivre ces projets en aval, manière d'en garantir la pertinence et la réalité. Ségolène Royal, ministre de l'Environnement a ainsi reçu les porteurs de projets lauréats en son ministère lundi 30. Certains d'entre eux se transforment déjà en start-up, tel le projet Safer qui était l'objet d'un « meet-up » ce lundi 5 décembre. Ce #HackRisques, c'est un peu de la Green Tech Verte en acte.

De l'idée à la start-up

Pour rester sur ce trait très distinctif, de l'idée à la concrétisation de cette idée, les prix pour les projets sur le podium #HackRisques étaient, outre des récompenses en numéraire, des périodes d'incubation. Le ministère de l'Environnement a en effet lancé un programme d'ouverture d'incubateurs dédiés à la Green Tech Verte pour soutenir les jeunes pousses innovantes en matière d'environnement. Le premier espace de ce genre a été inauguré en septembre dernier à l'École nationale des ponts et chaussées. Le prochain le sera à Toulouse.

Open-data

HackRisques s'est ouvert le vendredi 18 novembre pour être aussi au cœur de la Semaine de l'innovation publique - pour l'information des amateurs de données publiques ouvertes, le ministère de l'environnement est en pointe sur le sujet. Comme l'a rappelé un de ses représentants, « nous sommes dans un momentum intéressant pour tous les gens qui aiment la data et qui ont besoin de développer des services innovants basés sur ces données, avec la promulgation de la loi pour une République numérique portée par Axelle Lemaire car elle permet d'élargir le périmètre des données publiques de façon importante ».

Plus de 100 jeux de données

Rien moins que plus de 110 jeux de données ont ainsi été mis à disposition des hackathoniens, avec beaucoup de data relatives aux risques - les séismes, l'érosion des sols, les tsunami, les crues... - et autant de données de contexte - la population, les bâtiments, les logements, la géographie... Sans oublier les sources de données issues de travaux de recherche, celles fournies par les partenaires du ministère et d'autres encore.

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Avant le hackathon

Comme le soulignait aussi l'Institut national de l'information géographique et forestière (IGN), plusieurs data-sessions suivies d'un barcamp en amont de ce HackRisques ont permis d'identifier ces jeux de données puis les défis à relever ce week-end de fin novembre. Tous avaient comme thème les risques naturels ; leur prévention, l'information des populations, la mise en place des systèmes d'observation et d'outils d'aide à la décision à destination des collectivités.

Les travailleurs du dimanche

HackRisques a rassemblé professionnels, chercheurs, statisticiens, géomaticiens, étudiants d'école de commerce telle l'EDHEC et évidemment, d'Epitech. Tous de la même promo 2019 , nos étudiants présents sont étaient 11 à se donner entièrement pendant 48 heures.

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(nos 11 étudiants avec Hadrien Blanc, responsable de promo et membre du jury HackRisques)

3 en solo

Stéphane Darcy, Kotokan Yapo et Nicolas Khenkittisak ont préféré rester entre eux, « parce qu'on avait préparé notre équipe depuis longtemps » s'excuse presque Stéphane. Ils se sont toutefois très bien sortis de cette épreuve, au point de certainement remporter l'applaudimètre du public - celui-ci étant resté nombreux pour les pitchs finaux, même un dimanche soir... La qualité de l'accueil fait par l'équipe Spintank expliquant sûrement cela.

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Mention spéciale

Stéphane, Kotokan et Nicolas ont reçu une mention spéciale du jury, ils sortent ravis de l'expérience. « On a vraiment appris pas mal de choses, reprend Stéphane, en particulier sur la cartographie. Comme nous avons eu les jeux de données avant, nous avons choisi de faire quelque chose en rapport avec le thème 6, c'est-à-dire l'entraide entre personnes en cas de catastrophe ».

Entraide entre particuliers

« D'où notre sélection de données sur les zones affectées aux catastrophes, explique-t-il. En les cartographiant, on repère toutes les personnes proches de ces zones qui n'ont pas été affectées et qui peuvent venir en aide à celles qui le sont vraiment. L'exemple dans le sud de la France l'an dernier est parlant : sur une même zone sinistrée, des voisins peu ou pas touchés pourraient venir en aide à ceux qui le sont, que ce soit de façon alimentaire, en vêtements ou couvertures, de façon logistique via une offre de transport ou que sais-je encore ».

De la bonne fatigue

« On est tous rentré chez nous vendredi soir mais et à partir de samedi matin, on a "rushé" mais ça... on est habitué avec Epitech ! », sourit Stéphane. Pour Corentin Magné, « c'était un bon hackathon, moi j'étais dans le projet Safer, une équipe pluridisciplinaire avec des profils école de commerce (l'EDHEC), des géomaticiens etc. C'était intéressant de travailler et d'échanger avec eux, c'était cool même ».

La difficulté de l'exercice

Sentiment Confirmé par Emmanuel Moreau, « ce hackathon s'est super bien passé, on a eu au départ un peu de mal, il y avait tellement de jeux de données... Il fallait extraire la data, la trier et la traiter correctement. Dans notre équipe, on a choisi de l'utiliser pour faire de la prédiction et fournir une solution basée sur cette prédiction, sur les risques d'inondations et autres anomalies ».

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Parlons technique

« C'est moi qui ai fait l'algo(rithme), j'ai élaboré un écosystème avec une trentaine de valeurs différentes afin de détecter si cet écosystème était victime d'anomalies ou pas, le tout étant totalement lié, avec plusieurs algo de régression linéaire multiple, pour avoir une précision de l'ordre du centième. Si jamais on dépasse cela, c'est qu'il y a une anomalie ».

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(de gauche à droite : Cyprien, Corentin et Antoine)

Le projet Safer

Ce n'est pas ce projet d'Emmanuel, Oscar Nosworthy, Mamady Samassa (ENSG) et de leurs co-équipiers d'un week-end qui est arrivé sur le podium. Mais ne pas y être ne signifie pas forcément fin du projet, ainsi du projet Safer qui a lui aussi reçu une mention spéciale du jury, dont Corentin Magné fait donc partie ainsi qu'Antoine Mille et Cyprien Tonnelier, sans oublier 2 étudiants de l'EDHEC et de représentants de l'IGN.

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Rdv au ministère

Safer suit l'intention première de HackRisques, transformer une idée en start-up bien réelle, sous la férule et le mentoring de Smart Life qui constitue, pour reprendre l'expression de Philippe Eon (Directeur Marketing des Grands Clients chez Orange Business), une « communauté d'intérêts » faisant travailler ensemble aussi bien Orange Business que l'IGN, Météo France etc. Safer comptait parmi les projets invités par Ségolène Royal lundi 30 novembre en son ministère, qui s'est dite impressionnée par la nombre de propositions innovantes produites par HackRisques.

Les ors de la République

Antoine recontextualise : « on a fait le pitch devant un parterre impressionnant de maires, de préfets et de gens du ministère. On a eu les félicitations de la ministre de l'Environnement, c'était sympa... Et ce qui était intéressant, c'est que pendant le speech, ils n'ont parlé que de problèmes - inondations, Programmes d'actions de prévention des inondations (PAPI) etc. - auxquels Safer apporte des solutions ».

Start you up

On les a revus mercredi 7 décembre dernier : les trois garçons sont définitivement partants pour l'aventure, l'école leur permettra de travailler sur le développement de Safer en tant que projet Hub au sein de l'école. Autrement dit, ils en recevront aussi une gratification pédagogique.

Wait to see

Résumé par Philippe Eon, « avec Safer, ils ont mélangé et croisé les données de l'INSEE, de l'IGN, de Météo France, les données d'Orange ; ils en ont fait une analyse de flux de populations en cas de crise pour créer "tout simplement" le portail du maire et aider celui-ci à prendre les bonnes dispositions et apporter les bonnes réponses ». Quand il sera à disposition des édiles, on reparlera de Safer.

  • Catégorie Evénements
  • Posté le 08/12/2016
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